BIDI ~ Canalisé par Jean-Luc Ayoun ~
BIDI
Extrait du 28 mars 2026
Sœur : Alors, malgré le fait que je sois de plus en plus dans ce Réel, dans ce Cœur…
Bidi : Malgré que ?
Sœur : Malgré que je sois de plus en plus dans ce Réel, dans ce Cœur, dans cet Amour, j’ai depuis des années toujours un blocage au niveau de la gorge, donc au niveau plutôt de chaque côté du cou. Je pense que c’est toujours une peur du mental qui est toujours là malgré…
Bidi : Le volume change, soit tu bouges la tête, soit tu bouges le micro. Donc on entend mal un mot sur deux.
Sœur : Donc je disais que j’avais toujours un blocage à la gorge de chaque côté du cou malgré que je sache que je dois traverser tout ça.
Bidi : Je peux savoir pourquoi tu emploies le mot ‘’malgré’’ ? Ça veut dire quand tu emploies ce mot, que tu penses que la Joie et l’État Réel Naturel vont complètement supprimer les ennuis de l’incarnation. Qui prétend ça ?
Sœur : Oui, c’est toujours le personnage.
Bidi : Voilà ! Parfois la guérison guérit réellement d’un trouble organique inscrit dans la chair ou dans la tête, peu importe, mais la vraie guérison, aujourd’hui, c’est de guérir de l’illusion. Ça ne veut pas dire disparaître dans je ne sais quel Nirvana ou même s’isoler dans le Paradis Blanc. C’est comprendre qu’il y a parfois des troubles qui ne sont ni nécessaires ni obligatoires, et qui n’ont encore moins de causes explicables, qui sont simplement de la mécanique qui rouille, de la mécanique qui vieillit, mais le cœur lui est inchangé.
C’est là où je reviens sur ton ‘’malgré’’ parce que ce malgré traduit l’idée que nous avons tous eue, à un moment donné, de croire que parce que nous vivons la Lumière, parce que nous vivons la Joie, parce que nous vivons le Réel, toute souffrance doit disparaître. Je te rappelle que je suis mort d’un cancer, ce corps dans lequel j’étais, sa souffrance je dirais m’a juste gêné dans les derniers mois par la notion de fatigue.
Mais en regardant ma propre histoire, pendant les dernières années où bien évidemment je n’ai pas voulu traiter ce qui était là, mes paroles ont peut-être été les plus percutantes. Je n’avais pas une quelconque volonté de guérir quoi que ce soit, mais mes dernières années m’ont guéri des derniers, non pas attachements, mais des derniers rituels, celui d’allumer une bougie, celui de mettre des portraits, celui d’accepter qu’on me mette des guirlandes de fleurs, celui de jouer le rôle dans le satsang, dans les réunions qui se produisaient chez moi au dernier étage.
J’insiste sur cette notion de malgré, ne compte pas sur moi pour te donner une explication du pourquoi tu as cela. Dans quel but me dis-tu cela d’ailleurs ?
Sœur : Mais ici c’est plutôt un blocage énergétique lié à l’ego, au mental, qui a peur en fait.
Bidi : C’est un jugement que tu portes. L’amour n’a pas de jugement. Crois-tu que je me sois posé la question quand j’ai eu mon cancer de la gorge, de me poser la question de savoir si je parlais trop, ou trop fort, ou pas assez ? Non, j’ai assumé. C’était lié à ce que je fumais, je n’y voyais aucune notion causale, ni aucune notion de jugement envers moi-même. Bien sûr vous avez l’obligation de vous occuper de votre corps, mais n’allez pas chercher tout le temps une explication énergétique, psychologique ou spirituelle à un trouble, ça fait partie de la vie.
Sœur : Bidi, mais ici ça m’arrive justement quand j’approche le Réel en fait.
Bidi : Quand tu approches ?
Sœur : Quand j’approche le Réel, ce blocage arrive en fait.
Bidi : Alors là c’est différent ! Effectivement, c’est comme tu l’as dit, ce blocage est simplement la peur du passage. J’avais un cancer, je n’avais pas peur de passer. Le fait que ça se manifeste quand tu approches du Réel n’est pas une résistance, n’est pas un trouble énergétique, c’est un réflexe pour toi normal face au Réel. Ce n’est pas un blocage, ni énergétique, ni psychologique, ni physique.
Quoi qu’il se manifeste, comme tu dis lors de l’approche du Réel, de la révélation de ce que tu es, ce qui se manifeste est simplement ce qui a besoin, non pas d’être compris, mais d’être traversé. Ce qui est important ici, c’est la gorge, lieu de passage. Donc il n’y pas à réfléchir sur une quelconque causalité, surtout face au Réel. Ça serait encore face au public, le trac, ou face à quelque chose qui ne veut pas sortir, je comprendrais, mais tu dis toi-même que c’est lorsque que le Réel s’approche. Il n’y a pas de culpabilité à avoir, ce sont les réticences même de ce corps, indépendamment de toi.
Ça fait partie éventuellement de ce que l’on appellerait les réflexes antiques, archaïques de survie. La peur du passage, la peur de l’inconnu, ce qu’on nomme vulgairement le deuil, que ce soit d’un travail, d’une personne ou d’un état. Ce n’est pas quelque chose qui est à traiter, c’est quelque chose qui est à se laisser traiter.
Le plus souvent dans ces cas-là, c’est parce que tu portes ta conscience là où ça te gêne, là où ça fait mal. Et là où tu portes ta conscience nourrit ce qui est là. Par contre, si ta conscience ignore ce que tu ressens dans cette zone, non pas pour le nier, non pas pour le refouler, mais pour te laisser et laisser cette zone être traversée par la Lumière. C’est ta conscience qui fait obstacle, ce n’est pas ton personnage. C’est le fait simplement que la conscience est attirée par la souffrance, ne serait-ce que parce qu’elle se manifeste, cette souffrance ou ce blocage.
Et bien sûr tu ne peux rien y faire. Tu peux penser à blocage, tu peux penser à karma, tu peux penser à trouble énergétique, mais c’est avant tout un réflexe vital de survie. Regarde quand j’ai eu ce cancer, je pouvais le traiter par les voies normales, mais je savais pertinemment que je n’avais pas à m’opposer, je savais pertinemment que la Lumière avait traversé si je peux dire ces zones de mon corps, mais que l’Intelligence n’avait pas jugé bon de guérir.
Nous voulons toujours la guérison de ceci ou de cela, c’est logique. Mais est-ce que nous posons, ne serait-ce qu’une fois, la volonté, même l’idée de la vraie guérison, la guérison du Rêve, la guérison de la forme, la guérison de se croire un individu, la guérison de se croire enfermé, la guérison de se croire soumis aux énergies, à dieu, aux archontes, à l’autre, à n’importe qui.
C’est ça la guérison mais je te laisse terminer. Tu avais peut-être autre chose à dire par rapport à ça ?
Sœur : Non c’est tout à fait ça, je te remercie.
Bidi : Merci à toi.
(Bidi continue sur ce sujet)
Bidi : Le corps entraîne la conscience. Il y a une conscience corporelle et cette conscience corporelle – qui a été nécessaire, ne serait-ce pour intégrer les vibrations -, devient à un moment donné un obstacle même au Réel. Bien sûr, tout symptôme, tout déséquilibre, appelle acceptation d’où arrive la solution. Mais il faut aussi comprendre que la solution n’est pas présente dans cent pour cent des cas.
Encore une fois, le corps, indépendamment de votre volonté, de votre psychisme et de votre identification au corps, a ses propres règles. Des règles de fonctionnement, des règles d’usure. Donc deux façons de vivre aujourd’hui un blocage, où qu’il soit, je ne parle même pas de maladie, soit vous vous opposez, en essayant de comprendre, c’est déjà s’opposer, soit vous faites confiance.
Bien sûr cela n’empêche pas qu’il faille s’occuper du corps, mais s’occuper du corps de la même façon que vous allez manger, uriner et faire vos besoins quels qu’ils soient, c’est la logique même de ce corps. Mais il ne vous est pas demandé d’aller vous occuper de manière causale, explicative, dans l’énergie ou dans le karma, d’une pathologie. C’est encore entretenir et nourrir une certaine forme de dualité, surtout si vous avez vécu et vivez le Réel par moment.
La souffrance, la gêne, n’est plus vécue dans le Réel comme avant. Ça ne veut pas dire qu’elle disparaît, parfois oui, parfois non, mais que le vécu, l’impact de cette gêne, de cette souffrance, n’est plus vécu de la même façon, il est totalement différent. J’en reviens à mon expérience de fin d’incarnation. J’avais parfois mal, je sentais bien mon énergie, ma présence même, décliner, mais c’est dans ces moments-là que, peut-être, la lucidité, la clarté, l’évidence se sont imposées avec force.
J’ai même abandonné à ce moment-là, dans les dernières années de ma vie, le ‘’Je suis’’. Ce que vous êtes n’est pas ce corps, mais vous êtes dans ce corps. Et après, vivant cette dissolution de ma forme dans laquelle j’étais, même si je n’étais pas cela, j’ai à ce moment-là compris et affirmé l’escroquerie de la conscience, l’escroquerie du personnage, l’escroquerie de la spiritualité et, dans les circonstances actuelles dans lesquelles vous baignez littéralement, la Grâce n’est pas nécessairement une guérison physique.
La plus grande des grâces est de vivre la joie de l’État Naturel quoi que dise le corps. Même si vous êtes en train de mourir, ça n’a plus d’importance. Vous devez aller aujourd’hui au-delà de la causalité, même ceux que vous nommez les thérapeutes, quelle que soit leur étiquette, s’aperçoivent de cela. Ils constatent qu’il y a juste à laisser s’écouler ce qui est, qu’il n’y a plus besoin, au sens où on l’entendait, même au niveau magnétique, énergétique, d’avoir un diagnostic de chakras, d’organes.
Alors je sais bien sûr que Abba vous parle de différentes choses pour nourrir ce corps, pour le vitaliser, non pas pour vivre plus longtemps, non pas pour faire disparaître telle maladie, mais je dirais en termes vulgaires, pour être bien dans ses ‘’pompes’’, être bien dans ce corps qui n’est pas vous. Mais rappelez-vous qu’en ce moment, ce moment précisément, toute souffrance, toute maladie, toute dégradation vous fait découvrir et vivre le Réel beaucoup plus facilement.
Donc, présenté comme tu le dis, et ce n’est pas une critique envers toi, mais c’est un comportement humain très répandu et commun à tout le monde, aujourd’hui, la plainte, la souffrance, la maladie, n’a pas besoin d’explication, n’a pas besoin de compréhension, elle a besoin de traverser, d’être acceptée.
Qu’est ce qui se passe quand tu décris ces gênes sur les zones du cou au moment où tu t’approches du Réel ? Je te l’ai dit tout à l’heure, ça peut-être la peur de lâcher, la peur d’abandonner, la peur de l’inconnu, le deuil du connu peu importe. Ce n’est pas ça qui va te faire traverser, ce n’est pas l’explication. C’est l’acceptation de cette gêne, de la regarder, de ne pas t’y intéresser, de constater qu’elle est là et de laisser être ce qui est derrière ça.
Si tu portes ta conscience, si tu portes ton intellect, si tu portes tes affects, même s’il y a une causalité prouvée, tu t’éloignes de toi-même. Et même, je dirais encore plus vaste aujourd’hui, même si vous guérissez de façon claire et lumineuse, vous avez peut-être gâché une expérience unique de vivre la totalité du Réel.
Quand vous n’avez plus rien à défendre, quand vous acceptez, comment dites-vous, que tout est accompli, que les carottes sont cuites comme vous dites en français, à ce moment-là vous lâchez et à ce moment-là le Réel apparaît. Donc il n’y a pas à juger, il n’y a pas à comprendre, il y a à accepter de traverser, et s’il doit y avoir guérison, elle se fait, soit par la traversée elle-même, soit par une compréhension qui n’est pas une compréhension logique.
Cette compréhension est l’acceptation, cette acceptation crée au niveau de votre corps, de vos cellules, le pardon nécessaire pour leur permettre de se réparer. Ça peut aller très loin, ça peut aller jusqu’à ce que vous nommez des miracles. Le Réel n’a pas besoin de miracle. Quand vous le vivez, vous ne savez pas que vous allez vivre un miracle, vous ne l’avez peut-être même pas nécessairement demandé, mais ça ne dépend pas de vous.
Ce qui dépend de vous, c’est l’entretien de ce sac de viande, le respect de ce sac de viande, parce qu’il y a une conscience corporelle qui vous enchaîne littéralement à ce corps, qui vous identifie à ce corps. Vous êtes dans ce corps, évidemment, mais vous n’êtes pas ce corps. Et ça change tout, surtout avec les conditions, on va dire actuelles de l’incarnation, C’est ça qui est à comprendre et à accepter. Et ça peut être tout à fait autre chose que la gorge. Vous pouvez être en train de vivre un état de fusion avec moi et d’un coup avoir le gros orteil, le nez ou une jambe qui vous grattent furieusement.
Est-ce que c’est une gêne ou est-ce que c’est un défi ? Ou c’est quelque chose dont il ne faut pas tenir compte, passer à travers, traverser. Et si vous vous relâchez suffisamment dans votre tête et dans vos cellules, alors vous constaterez que la traversée se fait sans vous. Vous avez le droit de sentir une gêne, un blocage, c’est comme ça que le traduit, comme tu l’as nommé, ton personnage. Mais en réalité c’est beaucoup plus lumineux que ça. Et, fondamentalement, je dirais que tout événement n’est qu’un prétexte, au niveau de votre corps comme de votre vie d’ailleurs, en ce moment, pour vous souvenir. Rien de plus, rien de moins.
Si vous essayez d’envisager cela comme ça, vous le vivrez comme cela. Donc ça veut dire qu’il faut essayer de minimiser les réflexes de survie, de minimiser les réflexes psychologiques ou énergétiques, de dire ‘’J’ai un blocage’’, ça vient de mon histoire, de ma mémoire, de mon personnage, d’un deuil, d’une blessure, peu importe. Mais le simple fait de vous y intéresser donne du poids à cela.
Tout ce à quoi vous vous intéressez, et pas seulement tout ce à quoi vous vous opposez, va se renforcer. Mais ça fonctionne dans les deux sens. Bien évidemment, quand le corps fait mal, on est obligé d’y penser. Mais si, dans ces moments-là, vous arriviez à ignorer la pensée de cette souffrance, de cette douleur ou de ce blocage, et que votre pensée est toute entière tournée vers le Réel, vers la Paix, alors vous traverserez.
Vous ne négligez pas la souffrance, vous ne l’interrogez pas, vous la laissez être sans intention de la comprendre ou de la changer. Et vous constaterez, par vous-mêmes, en en faisant l’expérience, que souvent cela peut suffire. Ça n’empêche pas aussi, au-delà de la psychologie, de l’énergétique, de considérer que vous pouvez aussi soigner le corps par le corps. Il existe dans le monde d’innombrables thérapies, il n’est pas question de se priver d’une thérapie, mais il est question de ne pas trop être intéressé par une explication, par une compréhension ou par la causalité, parce que vous vous éloignez de vous dans ce cas-là.
Ça fait partie du cheminement, du scénario que vous avez écrit, qui est proposé à certains d’entre vous. Le blocage n’est plus un blocage, il est un prétexte, et déjà se repositionner intellectuellement dans cela change la vibration, change la perception même de la souffrance ou de la douleur. A vous de le voir, à vous de le comprendre, à vous de l’expérimenter, surtout dans ces moments où vous vous approchez de vous-mêmes, c’est un prétexte.
Envisagez-le comme cela et vous constaterez très vite des changements, surtout actuellement. Je dirais en étant perfectionniste ‘’guérir consiste à se libérer de vouloir guérir.’’
Vous savez, du temps où j’intervenais avec Abba, lui dans son corps ou dans n’importe quel corps, et moi dans mon corps ou sans corps, il y a réellement eu des miracles au sens médical du terme. C’était une période de démonstration, de mise en action. Ce n’est plus tellement d’actualité aujourd’hui, je dirais que ma présence ou votre présence qui approche de vous-même doit guérir de l’idée de guérir.
La vraie guérison spirituelle serait celle-là.
BIDI
Extrait du 29 mars 2026
Un frère dit avoir un problème d’acceptation et se demande comment traverser ça ? Il a mis fin à une relation, mais dans sa tête il est tout le temps en train de parler avec elle, il dit faire des cauchemars toute les nuits, il aimerait que ça s’arrête.
Bidi : Il faut considérer que le problème n’est pas de cette personne, mais elle est de la conception en toi de la perte. Pourquoi l’affectif, l’amour si tu veux “humain” te persécute comme ça. Ce n’est pas, surtout dans cette période, une peine de cœur liée à une relation donnée, mais ça te renvoie, pas seulement à l’affectif, mais à la notion de deuil, de perte, de traversée qui a du mal à se faire.
Ça prouve simplement que, dans ce cas-là, ce n’est pas un problème d’acceptation au sens global, c’est un problème par rapport au deuil. Ne va pas chercher quel deuil. Le deuil correspond au passage. Bien sûr, quand un nouveau-né naît, il passe et il oublie ce qu’il y avait avant. De la même façon, oublier un amour perdu, ici, n’est pas un acte de résolution de quoi que ce soit par rapport à cette personne, mais une compréhension intime de ce que représente pour toi la perte, le deuil.
Même pas l’affectif, la notion de deuil, la notion de coupure et bien sûr la notion d’Inconnu. Qu’est ce qu’il y après. Ça prouve aussi que l’ensemble de ton système, ici, présent au travers de cette incarnation, a tendance à fonctionner un peu plus sur le passé, sur les mémoires, que sur la liberté de l’instant présent. En tout cas, dans ce domaine spécifique, qui n’est pas la rupture avec une femme, mais qui est la notion de perte et de deuil.
Qu’est-ce que tu crois avoir perdu ? Même si ça se présente pour toi comme des pensées, des rêves récurrents avec cette femme, ça te renvoie à toi-même par rapport à ce que je viens d’exprimer. Ça ne nécessite pas une analyse mémorielle, c’est ça qui nécessite l’acceptation. Ce n’est pas l’événement précis de cet événement amoureux, mais ce qui se traduit dans ta mécanique générale, une tendance à ne pas être totalement intégré dans l’instant présent.
La seule liberté, l’Instant Présent, Ici et Maintenant, tout de suite. Il y a des pensées, il y a des réminiscences, il y a des souvenirs, il y a peut-être un sentiment de manque. Observe cela sans vouloir en changer quoi que ce soit. Tu l’acceptes tel que c’est, tu constates les effets bien sûr puisque que tu en souffres. Et là aussi, si tu n’arrives pas comme tu dis à dépasser, à faire le deuil, contente-toi de réabsorber cela.
Cette femme est aussi en toi, avant d’être dehors physiquement, bien avant, la source est là, et ça touche bien évidemment à un niveau ou à un autre la polarité féminine, la tienne. Donc il n’y a pas de protocole, il n’y a pas de technique, même si Abba te dirait qu’il y a des cristaux qui agissent sur ça, moi je te dis simplement, il faut aller plus loin et plus simple. Ce n’est pas un problème de personne, ce n’est un problème d’abandon, ce n’est pas un problème à proprement parler affectif ou amoureux, c’est un problème par rapport à l’archétype de la notion de perte.
La notion de perte renvoie bien évidemment à la perte initiale voulue par nous tous, c’est-à-dire l’apparente perte de qui nous sommes. Tout ce qui vous arrive depuis déjà beaucoup de temps, mais surtout en ce moment, tout ce qui fait relief, tout ce qui vous semble vous déranger à quelque niveau que ce soit, est justement ce qui, pour vous, est à traverser, pas par la volonté, pas par l’énergie, éventuellement avec des thérapies, mais surtout à travers un changement de la conscience ordinaire.
Ce changement de la conscience ordinaire qui se fait normalement par l’action de la Lumière, et non plus par vous-mêmes, peut être stimulé par vous-mêmes. Ne vois pas le moment où tu souffres de cela, mais vois la cause cachée qui est derrière, la perte, le côté féminin en toi. Mais ne cherche pas à philosopher là-dessus. Je dirais à la limite que tu as besoin simplement de ces deux mots.
Tu peux jouer à écrire ce qu’ils représentent pour toi, les coucher sur du papier, tu peux les absorber, tu peux aussi faire une résonance Agapè de ton cœur à cette partie de toi-même, avec les notions de perte, de deuil et de féminin. Mais le problème, c’est que tout ce qui se manifeste dans la conscience humaine a tendance à se renforcer, comme une douleur, simplement parce que votre conscience est attirée littéralement par l’événement et le fait revivre au présent.
Comme vous diriez en termes plus normaux, le deuil n’a pas été réalisé. Et c’est là que l’on retrouve la fonction primordiale. Dans ce que tu es en Vérité il n’y a jamais eu de deuil, parce que rien ne peut être séparé, rien ne peut être perdu, et c’est ça que te montre ton scénario, et c’est ça que te montrent l’événement et la souffrance que tu vis.
Ce n’est pas un travail de deuil sur la relation au sens psychologique, c’est un travail si je peux dire sur la notion même de ce qu’est le deuil. Ce monde ne fonctionne qu’à travers les deuils et les acquisitions, que ce soit au niveau de la cellule, au niveau social, affectif, sexuel, c’est le mode de fonctionnement usuel.
Mais aujourd’hui vous pouvez fonctionner différemment même sans parler de ce que vous êtes, simplement en utilisant le Silence, l’accueil, accepter. Mais là, c’est l’acceptation, non pas de la séparation, c’est l’acceptation de ce à quoi ça te renvoie. Ne pas s’adresser au détail, le narratif et le vécu de ta conscience par rapport à cette séparation, rupture, je ne sais pas comment tu l’appelles, et de voir, de vivre cette impression de manque, de souffrance ou d’être envahi comme tu le dis, veut dire simplement que ce passé continue à vivre dans le présent parce que c’est passé, la relation est finie.
Ce passé vit encore dans le présent, non pas parce que tu ne veux pas t’en séparer ou parce que tu n’y arrives pas, mais parce que ça appelle à la compréhension de ce que j’ai expliqué sur le deuil, la perte et le féminin en toi. Ce n’est pas une compréhension intellectuelle, ce n’est pas un travail énergétique que je te demande, c’est un changement de point de vue, tout simplement, comme je l’ai nommé depuis 2012.
Le changement de point de vue aujourd’hui, plus de dix ans après, est beaucoup plus facile que vous pouvez l’imaginer ou le croire. Qu’est ce qui se passe dans ces moments où tu es affecté par ces pensées, par ces souvenirs, par ce passé qui surgit dans ton présent ? Est-ce que tu ressens de la peine, est-ce que tu ressens un agacement ou est-ce que tu ressens autre chose ?
Frère : Un peu de tout je dirais. C’est un mélange.
Oui, là aussi, ça te renvoie inexorablement à ce que tu crois avoir perdu et qui est pourtant à profusion en toi. Sous la forme de cette femme ou sous toute autre forme, peu importe. Plus vous êtes spontanés, plus vous serez dans l’humilité – c’est-à-dire l’humilité, c’est accepter ce qui est comme cela est sans chercher à être agacés ou à comprendre -, si vous êtes disponibles pour regarder simplement, alors tu traverseras.
Ta conscience n’accrochera plus cette mémoire, ta conscience n’accrochera plus le manque ou le moindre problème sur ton féminin intérieur. C’est la méthode la plus rapide. C’est effectivement là aussi, non pas une résonance Agapè, mais réellement le Silence, pas de te brimer quant à ce que tu ressens, mais le laisser s’exprimer pleinement dans le Silence, et l’alchimie se fait à ce moment-là. Et bien plus important que le deuil de cette relation, c’est la compréhension intime que tu ne peux rien perdre, quelle que soit la perte apparente, mais ça c’est à vivre. Et le vécu aussi, là, est la compréhension.
C’est un point de vue à changer, ou une posture si tu préfères qui est à changer par rapport à la perte. Et bien évidemment, à ce moment-là, l’acceptation se fera d’elle-même, sans toi mais à travers toi, c’est profondément différent. A toi d’essayer.
Frère : Merci beaucoup Bidi, ça me touche profondément.
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Contribution volontaire
Avec tout mon Amour... Bernard






