Canalisé par Agnès Bos-Masseron ~
La beauté du jaillissement. Porter la vision avec joie, enthousiasme, dévotion, exaltation, de l’humanité de joie. Porter la vision d’une humanité qui honore le Divin chaque jour à travers son quotidien. Porter la vision des êtres humains exaltés, sereins, heureux, emplis de paix, d’intégrité, pénétrés par cette justice qui est le bonheur et par ce bonheur inhérent à la justice. Porter la vision.
Porter la vision, comprenez-le, cela veut dire oser se débarrasser de toutes les amertumes. Oser se débarrasser de toutes les crispations. Oser se débarrasser de tous les ressentiments. Oser se débarrasser de toutes les croyances dans la possibilité que cela puisse ne pas être, même si l’apparence semble montrer que cela peut ne pas être. Et porter la vision est bien pour transfigurer les apparences, n’est-ce pas ?
Aujourd’hui, vous le savez sans doute, est célébrée la transfiguration de Celui qui est venu montrer le sens vrai d’être humain. Porter la vision c’est le servir. Porter la vision c’est porter ce qui reste son message, ce qui reste sa vie, ce qui reste sa présence. Le porter dans son cœur et le laisser jaillir.
Porter la vision implique lâcher toutes les amertumes, lâcher toutes les déceptions, toutes les crispations. Car vous le savez, la Terre ne connaît que la multidimensionnalité. Il est une dimension maintenant où seule est cette Terre lumière, vous le savez n’est-ce pas, et cette Terre lumière invite à ce que l’on marche dans son jardin en portant la vision de ce qu’elle est. L’on pourrait dire que c’est un devoir sacré. Et l’on ne peut le faire en se cramponnant à quelque déception, désillusion ou regret parce que ce n’est pas comme cela. C’est comme cela, et en affirmant que c’est comme cela, en ne regardant que la beauté, en ne regardant que la pureté, en ne regardant que la divinité, on la crée parce que le regard, la vision, l’attention, sont le pinceau des peintres cosmiques. C’est avec cela que l’on crée la réalité.
Il convient de comprendre qu’une main qui serait crispée sur quelque bout de bois rouillé ou pourri ne peut peindre la réalité lumière. L’heure est au grand choix, vous le savez. La vision que l’on laisse jaillir et que l’on applique dans sa propre vie puisqu’il n’est que sa propre vie, vous le savez, n’est-ce pas ?
La science quantique vous le dit, l’univers n’est pas, il n’est que la projection de celui qui regarde. Avec quoi regarde-t-on ? Avec des crispations parce que l’on croit avoir vu une image déformée ? Ou avec la dévotion du regard rivé sur le cœur de Celui qui est tout, qui est la transfiguration de la vie ?
C’est bien cela qu’il a montré, n’est-ce pas ? Il a marché avec quelques frères sur le mont pour montrer que la matière est lumière, et l’éblouissement de son corps les a tous fait tomber à terre. Il a montré que la matière est lumière, il a montré que seule est la beauté.
Ne laissez pas vos croyances ou vos fonctionnements mentaux vous faire adhérer à quelque autre réalité que cela. Elle appartient peut-être ailleurs mais pas chez vous, pas dans votre monde. Et votre monde n’est pas l’environnement, c’est vous. Elle peut sembler apparaître, cette vision déformée, mais vous toujours vous la restaurez en la portant comme on porte un trésor et en faisant un acte sacré de la nourrir comme on nourrit un petit arbre, en y mettant l’eau de l’amour, l’eau de la joie, l’eau de la tendresse et celle du bonheur.
L’on ne peut à la fois porter la vision et s’accrocher à des désillusions. Les désillusions font partie de la vision leurrée en fait. Il y a cette clarté de Celui qui est tout et vient montrer son corps transfiguré. Et son corps est la création, n’est-ce pas ? Le servir c’est choisir de ne regarder que cela.
Et si quelque apparence semble interférer ou veut interférer, le choix réel et conscient, le service dans la joie, est de regarder uniquement le monde de beauté, parce que son regard est le pinceau avec lequel le monde est créé. Porter la vision est un acte de dévotion. Ainsi on quitte l’enfance.
Peut-être que l’enfance du monde a connu cette désillusion. Peut-être que l’enfance du monde a jailli de la perfection et on a essayé de lui faire croire autre chose, et maintenant après l’enfance vient la renaissance où l’humanité se restaure. Comme avec un diapason, l’on retrouve la tonalité juste et par dévotion l’on garde ce ton.
Le plus beau service est de lâcher les désillusions de l’enfance pour accepter la dévotion de la renaissance. Il faut bien lâcher pour laisser jaillir.
En acceptant de marcher avec Lui sur la route des hommes, on laisse place à la plus belle des guérisons. D’autres lois de la vie, d’autres choix. Choisir le jaillissement.
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Avec tout mon Amour... Bernard






