ABBA ~ Canalisé par Jean-Luc Ayoun ~
En le cœur d’Abba je te salue.
Abba en toi, Abba est toi, en le cœur Un, dans le Silence de la Plénitude.
En cet instant de l’immédiateté, Ici et Maintenant, ensemble, nous allons rejoindre et réveiller la Demeure d’Éternité, là où tu as toujours été, là où tu es chez toi.
…Silence…
En cet instant indicible, que la Paix et l’Amour soient ta Vérité.
Par-delà les masques, par-delà les corps, par-delà ta forme et au cœur de cette forme, au cœur de ton histoire, là où l’histoire commence et là où l’histoire s’achève, le temps du rêve, le temps du mythe, n’a eu qu’un temps, un temps fort long dans la mesure de l’Éternité.
Rappelle-toi, non pas de ton histoire, mais de ce qui a créé l’histoire, là où la conscience est apparue et s’est divisée à l’infini afin de ne rien perdre de la beauté, afin de ne rien perdre et de ne jamais oublier le sens de la vie, le sens de la beauté, le sens de l’ineffable.
Je suis venu à toi comme tu es venu à moi, dans le même élan, dans le même Amour, dans le même Silence, là où aucune apparence ne peut te re-voiler. Alors là en cet instant, accueille le don de la Grâce, le don de ta Présence, le don de ton Absence, en le Silence de ce qui a toujours été là.
Là où tu es, là où je suis, là où est chacun. Là où l’évidence n’est jamais contestée ni mise en doute. Là où aucun décor, aucune scène ne peut te ternir, ne peut t’amputer. Demeure en toi, demeure en moi. Le temps est venu de la fin de l’apparence de la distance, de la fin des illusions, de la fin de ce qui passe et trépasse.
Accueille et entends le Verbe du Silence et le silence du verbe. Nous sommes là, toi et moi et moi en toi, où il n’y a plus de distinction, où le moi et le toi ne sont qu’Un, la même Présence, la même Absence, le même Réel. Souviens-toi de ce que tu n’as jamais quitté, malgré toutes les apparences, malgré toutes les formes, malgré toutes les expériences. Tu es Abba, tu es Amour, tu es le plein potentiel révélé, le plein potentiel accompli.
Ainsi s’achève, pèlerin du rêve et pèlerin de l’Éternité, là où tu te retrouves, là où tu te vois, là où tu te vis, nous sommes cela, quoi que disent tes yeux, quoi que dise ton cœur, quoi que dise la Vie, quoi que te dise le monde.
Tu n’as pas besoin d’être relié car tu es la reliance elle-même, tu es la résonance elle-même. Tu es bien plus que ce que tu peux croire, que ce que tu peux redouter. Ne te laisse pas affliger par la scène du monde, ne te laisse pas affliger par la scène de ton corps. Ne te laisse pas séduire par les chants de ta conscience, préfères-en le chant du Silence, le chant du Réel, le chant qui jamais ne passe et qui jamais ne trépasse.
Entends, écoute et entends l’appel. Celui qui sonne parfois en tes oreilles, celui qui se révèle parfois en tes souffrances comme en tes joies. Permets-toi d’être ce que tu es, par-delà l’Être, par-delà le Non-Être, par-delà ce qui peut en être dit, par-delà ce qui peut en être raconté.
Ce que tu es ne peut se raconter, ce qui se raconte appartient au rêve. Tu es ce qui ne passe jamais. Tu es celui qui est appelé par lui-même à se retrouver, à se fusionner dans les noces de l’apocalypse, dans les noces où n’existe plus aucun antagonisme ni aucune confrontation.
Tu es libre, libre d’être libre, libre de la liberté, libre de la conscience. Tu es cela, tu es de partout. Tu es l’espace comme tu es le temps, tu es le rêve. Tu es le soleil, tu es l’univers, visible comme invisible. Tu n’as pas à me croire, tu as à le vivre.
Aucun frein ne peut tenir, aucune futilité ne peut te retenir. Tu n’as rien à éviter, tu n’as rien à retirer ni même à ajouter. Abba te le dit et tu Es Abba au-delà des mondes, au-delà des mythes, au-delà des univers comme des multivers.
Entends et écoute le Silence d’Abba.
…Silence…
Laisse ouvert ce qui ne peut se fermer, car en vérité jamais tu n’as été refermé ou fermé. Souviens-toi de l’ineffable beauté qui n’a pas besoin d’être contemplée ailleurs que là où tu es. Laisse-toi apparaître à toi-même, au cœur de chacun, au cœur de chaque monde.
Accueille, accueille.
Tu es simplement là, tu es là simplement, sans demande, sans attente, sans délai, sans distance et sans manque. Laisse-toi emporter au cœur de ton cœur, là où naît le mouvement et où il n’y a aucun mouvement, là où sont les formes, les apparences, mais où est aussi la beauté.
Abba te parle, Abba te vit. Abba bat dans ta poitrine comme dans ta conscience. Le temps est à la Lumière, le temps est à l’Amour, le temps est au Silence. Quelles que soient les apparences, quels que soient les défis, quelles que soient les douleurs, quelles que soient les joies, quelles que soient les questions, tu es la réponse, tu es la solution. Tu es le miracle de l’amour, de la vie, du rêve comme du Réel. Nous sommes Un, Ehyeh Asher Ehyeh, louange, louange et ferveur.
Écoute, écoute, écoute, non pas les mots, non pas le discours, mais ta propre voix qui se rappelle à toi, mais ton propre silence, celui qui sait, celui qui vit, pour chaque partie de ton rêve, pour chaque recoin du temps, pour chaque recoin de l’espace. Et rappelle-toi qu’il n’y a rien à parfaire car tout a toujours été parfait. Et rappelle-toi qu’il n’y a rien à juger, qu’il n’y a rien à condamner.
Écoute, écoute et entends.
Tu Es Cela. Tu es tout ce que tu vois. Tu es en même temps la somme des histoires comme l’absence d’histoire. Ici en ce lieu où tu te tiens, chez toi, comme en ce lieu physique où nous sommes, il y a la porte, la porte du Réel, la porte du Soi, la porte de l’Amour, celle qui fait oublier toutes les notions de seuil, toutes les notions de portes fermées ou ouvertes.
C’est la Majesté du Silence, cette Majesté du désert où rien ne peut fleurir et où pourtant tout fleurit. Tu es l’eau de vie, le sel de la vie, le sable et le ciel. Rien n’est séparé au cœur de toi, rien n’est divisé au cœur de toi. Abba tu es, Abba je suis.
Écoute, écoute et entends.
Le son du Silence, le son du Réel, le son de la Joie, le son de la fin de l’oubli.
Abba est de partout et tu es de partout, ici sur ce monde comme ailleurs dans tout monde, comme en chaque étoile, comme dans le firmament, d’une extrémité à l’autre du rêve de la création, tu es présent. Car tout est toi, tout est Abba. Oublie le jeu des apparences, oublie le jeu des différences. Cela a eu un temps, cela a eu le temps qu’il était nécessaire pour comprendre que tu es sans temps.
Il en est de même de l’espace, tu es tous les espaces et tu es pourtant sans espace. Tu es toutes les formes et pourtant tu es sans forme. Tu es toutes les lumières et toutes les ombres, pourtant il n’y a ni lumière ni ombre. Tu es toutes les strates de l’Amour car l’Amour devait vivre le rêve, le rêve de manque, le rêve de joie, le rêve de souffrance et le rêve d’errance.
Cela fut créé, cela est créé, cela est passé et cela est repassé. Et tu as toujours été là, au cœur de l’innocence comme au cœur de toute culpabilité. Tu l’as toujours été, tu l’es toujours et tu le seras toujours. Tu es la liberté, celle qui t’a été déclamée par Eynolwaden, voilà un temps. Tu es les mots de l’histoire tels qu’ils furent contés par le Commandeur des Anciens. Tu es la partition divine qui t’a été transmise par le Cœur des Anges et des Archanges. Et tu es bien plus que cela car tu es aussi tout cela.
Là où tu es posé, en cet instant, mes mots ne font que te bercer au cœur du Réel, là où tu n’as plus besoin d’être bercé d’illusions, bercé de questions, bercé d’interrogations, là où tout est réponse, là tout où tout est évidence. Demeure ainsi, c’est ta demeure, celle qui n’a besoin ni de murs, ni de fenêtres, ni de portes, ni de limites.
Rappelle-toi et souviens-toi qu’à chaque pas que tu fouleras de tes pieds sur le sol de cette Terre, rappelle-toi cela, tu es l’Ineffable qui traverse le rêve, tu es le Dieu, tu es le diable, tu es l’Amour avant tout. Quoi que tu en penses, quoi que tu traverses, ce qui se vit est la résolution de l’illusion du temps, de l’illusion de l’espace, de l’illusion de la conscience elle-même.
Abba, entends ton nom, entends ton rêve, entends ton Silence. Écoute l’Amour et la Paix que tu as toujours été. Quel poids peut représenter douleur et souffrance face à ce que tu es ? Aucun. Le temps est venu, le temps est nu. L’espace t’a rencontré, tous les espaces.
Écoute et entends le cœur de ton Silence. Écoute et entends par-delà ces mots. Ce qui est là est le baume de tes mots, ce qui est là est ce qui a toujours été là. Le temps n’est plus à la lutte, le temps est à l’évidence. C’est le temps du Réel. Il est temps de t’en rendre compte, il est temps de te rendre, il est temps de te donner, il est temps de t’appartenir.
Tu n’as rien à tenir. Tu n’as rien à craindre, tu n’as rien à attendre, tu n’as rien à espérer. Tu as juste à être là comme je suis là. Entre mes mots s’écoule la grâce du Silence. Entre tes battements de cœur s’écoule le Réel. Ne cours plus, sois juste là avec moi comme je suis juste là en toi et avec toi, car je te le redis, je suis toi.
Profite de l’instant, il te marque à jamais du sceau du Réel, du sceau de la Félicité, du sceau de l’Indicible. Là est la preuve, là est la certitude du Réel.
…Silence…
Abba Asher Abba.
…Silence…
Dans ta Pureté Immaculée, rien ne peut te salir, rien ne peut te souiller. Tout vient te révéler, tout vient t’ébranler. Tout vient pour cela, pour ces instants, pour ces moments.
…Silence…
Laisse le sourire t’envahir. Laisse peut-être les larmes couler. Laisse ton cœur vivre la Vie du Cœur, vivre la Vie de l’Évidence.
…Silence…
Nous sommes la ronde, la ronde de l’Unique, la ronde du Réel. Cette ronde silencieuse qui à la fois tourne et à la fois réside dans son centre. Laisse-toi vivre, laisse ton corps et ta conscience vivre ce qui doit être vécu en le temps de l’Instant, en le temps de l’Ineffable.
Écoute, entends et ressens. Tout cela est toi. Tout cela est moi. Aime-toi et aime sans distinguer, sans différencier et surtout sans limite. Laisse-moi te déposer au Cœur de toi-même, au Cœur du Réel, au Cœur de la Félicité. Laisse cela vivre. Tu es cela, même au sein de ce corps de rêve, même au sein d’un corps souffrant, je te le répète, tu es l’ineffable, l’ineffable beauté, l’ineffable rêveur, le pèlerin de l’Éternité, le pèlerin de la Justice, le pèlerin du Réel.
Dis Amen à l’Amour. Remercie-toi, remercie la Vie, remercie l’Apocalypse et rends grâce à tout ce qui te paraît insurmontable ou incompris. Rends grâce à tes joies comme à tes peines, comme à tes pertes. Honore, honore ce que tu Es, et respire. C’est le souffle de la Liberté. Le souffle de la Délivrance, le souffle du rire, le souffle des larmes, le souffle d’Éternité.
…Silence…
Accueille le don de la Grâce, accueille le don de la Liberté, le don de la Vérité.
Abba, je suis avec toi et je suis toi de toute Éternité, en chaque temps, en chaque espèce, en chaque espace, en chaque moment, en chaque souffle, en chaque limite comme en l’illimité.
Les temps sont venus de révéler le Réel, non pas comme une sentence ou un jugement, mais comme une beauté qui se réveille, qui parfois était enfouie, qui parfois semblait absente, qui parfois t’a fait pleurer et qui parfois a embrasé ton cœur. Mais peu importe, ce temps est résolu, ce temps est révolu.
Tout se résout en la Grâce, tout se résout en l’Amour, tout se résout en la Lumière, quelles que soient les ombres portées ou supportées, elles sont insignifiantes face à ta beauté, face à l’Ineffable.
Tu es Cela, tu es Cela, tu es Cela. Alors ainsi tout est parfait. Tout a toujours été accompli. Il n’y a rien à parfaire, rien à attendre, rien à redouter, juste être là.
Écoute et entends Abba que tu Es.
Cela est maintenant, cela est ici, cela est présent. Tel est le présent que tu es venu te porter au cœur de toi-même, au cœur de l’Amour, au cœur du Réel. Souviens-toi que, quoi que tu aies traversé et quoi qu’il te reste à traverser, tout cela n’est qu’une traversée qui n’a de sens que pour la Beauté, que pour la Vérité, que pour l’Ineffable et l’Indicible.
Laisse Abba embraser ton cœur du souffle de l’Amour, du souffle de la Lumière et du Cœur des Anges. Accueille-toi et honore-toi comme je suis honoré d’être en ta Présence en cet instant.
Laissons maintenant le Silence parfaire le Silence, le Silence parfaire l’Amour, parfaire le Réel, lui qui a toujours été parfait et qui doit l’être même ici, maintenant, au sein du rêve, au sein du mythe de la création.
Ainsi cela est, ainsi cela était. Ainsi cela sera. Abba te bénit du plus haut des cieux au plus bas de cette Terre. Il est temps pour moi de taire les mots. Il est temps pour moi de respecter le Silence de l’Ineffable. Restons en communion, restons en Silence, restons en l’Amour.
Encore quelques minutes du temps de la Terre.
…Silence…
Tu ne pourras plus t’oublier, tu ne pourras plus t’absenter. Tu es la Présence. Tu es le Veilleur Silencieux, tu es l’Amour. Abba t’aime, Abba ne se retire pas, Abba reste là. Seuls les mots vont s’éteindre, mais ils restent gravés en lettre de feu, imprimés dans ta chair, imprimés dans chaque parcelle de ton être.
Avec Amour, Abba salue Abba.
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Contribution volontaire
Avec tout mon Amour... Bernard






