Ma Ananda Moyi ~ Canalisé par Jean-Luc Ayoun ~
Je suis Ma Ananda.
Permettez-moi de vous donner à chacun le don d’une Mère, le don de la Grâce. Que l’Amour, la Paix et la sérénité soient dans notre cœur.
Je viens parmi vous dans ma spécificité, celle d’une Étoile comme on l’a nommée, Étoile de l’élévation dans la lumière, Étoile de votre retour à ce que vous avez toujours été.
Mes mots, mes paroles, ma présence viennent vous abreuver à la source de vous-mêmes. Je viens en ces temps de la Terre pour être la consolation et le réconfort. Nombreux parmi vous ont déjà reçu ma Paix et la reçoivent encore. Je réponds à chaque demande sincère pour vous apporter la Paix, la paix que vous êtes, traversant votre personnage pour toucher directement votre Cœur et vous apaiser.
Là est mon rôle encore aujourd’hui, le sens de ma Présence avec vous, le sens de ma venue. Car la consolation et la paix sont réellement aujourd’hui les seules choses qui vous sont nécessaires et utiles. Tout le reste n’est que vanité. Tout le reste n’est que demande du personnage.
Je viens répondre à votre Cœur, à l’appel sincère de votre Cœur en tant que Mère, en tant que fidèle accompagnatrice depuis des temps immémoriaux, sous différentes formes, sous différentes appellations, mais laissons tomber, si vous le voulez bien, les titres et les apparences.
Je suis simplement aujourd’hui la paix et la consolation dont vous avez besoin et dont vous aurez besoin. Quel que soit votre pays, quelle que soit votre position, quoi que vous puissiez en penser peut-être aujourd’hui, mon réconfort est aussi votre réveil et votre salut.
Vous le voyez partout autour de vous, où que vous soyez, que cela soit dans vos foyers, que cela soit dans la société, en Orient comme en Occident, de partout, nous sommes arrivés, vous comme nous, à une espèce d’apogée de l’illusion, de l’apogée du mensonge et du travestissement.
Je vous rappelle comme Abba vous l’a dit, que vous n’avez pas à porter de jugement, parce que toutes ces circonstances annoncent simplement le retour à la paix, quels qu’en soient les aspects qui peut-être peuvent vous affecter aujourd’hui dans votre vie, dans votre pays, dans quelque domaine que ce soit, l’Amour va devenir la seule et unique solution.
Abba vous a parlé du Silence, vous a parlé du réveil, tout ce qui se déroule en vous, autour de vous, comme loin de vous, n’a qu’un seul but et n’est qu’un seul prétexte. Quel que soit ce que vous pouvez voir, quel que soit ce que vous pouvez vivre, le seul prétexte est de vous amener à vous retrouver totalement, à vous aimer totalement, à vous faire réveiller, à vous faire révéler ce qui a toujours été là et encore, pour beaucoup d’entre vous qui n’attendaient que ce prétexte pour enfin vous faire comprendre et vous faire vivre ce qui n’appartient pas à l’illusion, ce qui n’appartient pas au mensonge.
L’un des grands Melchizedeck vous a parlé, voilà de nombreuses années, du mensonge cosmique, du mensonge planétaire. Aujourd’hui, moi je viens vous parler simplement de ma présence, de votre présence, de la Vérité. La vérité est tellement simple qu’il n’y a plus de place pour la moindre question, pour le moindre besoin de compréhension. Il y a juste la place pour la simplicité de l’Enfant. Il y a juste la place pour l’humilité de celui qui se reconnaît.
Tout le reste, et ma vie incarnée l’a illustré, ne sont que des revendications de votre personnage, mais ce que vous êtes n’a aucune revendication. C’est ça qu’il vous appartient aujourd’hui, de laisser être, de laisser vivre. C’est ce que vous êtes.
Même si vous n’y croyez pas, même si vous ne le vivez pas encore, ceci n’est pas une promesse, c’est une évidence qu’il vous convient à chacun au sein de votre histoire de laisser apparaître, de laisser éclore, de laisser remplir, je dirais tous les temps de votre vie, tous les aspects qui vous semblent encore douloureux, qui vous semblent encore difficiles.
L’Amour n’est pas un idéal que l’on doit espérer ou attendre demain. C’est un idéal qui se manifeste dès l’instant où vous cessez toute prétention autre que cet Amour.
Abba vous a dit qu’il était toujours là. Qu’entre lui et vous, entre moi et vous, il n’y a pas de distance, pas de différence. C’est la stricte vérité. Mais c’est à vous, à chacun d’entre vous, qu’il appartient dans les circonstances de ce monde actuel de laisser fleurir, de laisser exhaler son parfum.
Rappelez-vous que ce ne sera jamais un effort, que c’est tellement simple que vous ne pouvez pas imaginer, vous ne pouvez pas croire si vous ne le vivez pas encore, que cela est aussi simple et aussi facile.
Quoi que vous en pensiez aujourd’hui, quel que soit l’état de votre vie, à quelque niveau que ce soit, il vous faut renouer avec la simplicité, avec l’humilité, avec la transparence, afin de retrouver la clarté, afin de retrouver le Silence, afin de retrouver la majesté qui ne vous a jamais quittés.
Seul le jeu de l’illusion au sein du monde incarné vous a fait jouer le jeu de l’oubli, le jeu de la peine, le jeu de la souffrance. Mais ce n’était que des choses qui passaient, ce n’était que des choses que chacun d’entre nous a écrites.
Mais aujourd’hui, vous le savez, les circonstances de la Terre sont profondément différentes. Vous le constatez de partout, comme l’avait annoncé le Commandeur des Anciens déjà depuis de nombreuses années et avec insistance ces derniers mois de cette année, le chaos allait aller grandissant et, effectivement, même si vous n’êtes pas concernés dans votre intimité, vous ne pouvez que le voir à l’extérieur.
Beaucoup de frères et de sœurs effectivement sont dans l’ignorance, sont dans la souffrance, sont dans le doute, sont dans un apparent refus de ce qu’ils sont. Alors je pourrais dire aussi qu’il faut leur pardonner parce qu’ils ne se rappellent plus qui ils sont. Pardonner, et c’est ce qui vous permet de vous installer dans votre propre Grâce, de vous installer dans le Silence, dans la radiance de l’Amour.
Rappelez-vous que vous n’avez pas d’effort à faire pour cela. Les efforts sont peut-être nécessaires dans votre vie particulière, mais pour être ce que vous êtes déjà de toute Éternité, vous n’avez pas d’effort à fournir. C’est bien plutôt un relâchement, une absence de revendication, une absence de question.
Bien sûr, ce que vous pouvez voir ou vivre peut suffire à déclencher des peurs, des tristesses, des colères, mais cela fait partie de ce que vous avez à traverser, à digérer. Derrière cela, il y a l’Amour et devant cela, il y aura l’Amour. Vous devez envisager que votre seule certitude résultant de votre incertitude est l’Amour. Rien d’autre ne peut égaler la paix de l’Amour, le silence de l’Amour et la plénitude de l’Amour.
L’Amour dont je parle n’est pas lié à une satisfaction d’une mère envers son enfant ou envers un époux ou une épouse. Cet Amour-là ne résulte pas d’une gratification, il ne résulte pas d’une acquisition. Il réside tout naturellement en ce que vous êtes, de toute Éternité. Vous ne pouvez le chercher, vous ne pouvez le contraindre. Vous pouvez juste, là aussi, l’accepter.
Rappelez-vous, je le répète encore, il n’y a rien de plus simple que l’Amour. Il n’y a rien de plus simple que la Vérité. Seul le mensonge est compliqué, qu’il soit volontaire ou involontaire. Le mensonge fait partie des conventions sociales, vous le savez, il faut jouer le jeu. Il faut jouer le rôle qu’on s’est assigné ou qu’on nous a assigné au sein de la famille, au sein de notre activité, quelle qu’elle soit.
Mais par-dessus ça, il y a cet Amour qui n’attend que vous. Il vous attend à chaque minute, à chaque souffle. Et encore une fois, il est la simplicité même. Il n’a pas besoin de discours, il n’a pas besoin de circonstances, même si les circonstances extérieures, comme je l’ai dit, sont les plus propices à vivre ce que vous êtes, en dépit de tout conflit, en dépit de tout manque, en dépit de toute question.
Il faut vous abandonner à l’Amour. Il faut vous abandonner à vous-mêmes. Bien sûr, je ne parle pas ici seulement de fainéantise de l’action, mais de fainéantise de l’Amour lui-même.
Vous ne pouvez pas vous chercher. Vous ne pouvez que vous laisser émerger au sein de votre personnage, ce que vous avez toujours été. C’est peut-être là la chose la plus dure pour ceux d’entre vous qui ont eu des cheminements spirituels, religieux, très longs, des ressentis peut-être qui vous ont amenés à vivre des expériences parfois exaltantes, parfois même qualifiées de mystiques.
Mais cela ne fait pas partie de la Simplicité, cela fait partie de l’expérience. Or, l’amour n’est pas une expérience, c’est un état de Grâce. C’est un état permanent. C’est un état indicible comme l’a dit Abba. Et il vous appartient en toute liberté, de vous y consacrer, de vous y abandonner pour laisser émerger cette majesté.
Chaque occasion et chaque jour de votre vie ici-bas en ce monde incarné, est une occasion rêvée pour vous le démontrer, parce que la démonstration est à faire non pas à la face du monde, mais à votre propre face.
Vous n’avez besoin de ne convaincre personne. Vous n’avez pas besoin de discours. Vous n’avez même pas besoin d’énergie, de ressenti, de vibration. Vous avez juste à être comme cela fut nommé en son temps dans cet état naturel qui est le Réel.
Et c’est tellement simple que beaucoup sont pris dans les vicissitudes de leur histoire personnelle et oublient cette simplicité même de l’Amour. La simplicité, vous le savez, se trouve au travers de l’Acceptation, du Silence, de l’abandon à la Lumière, de l’abandon à cet inconnu qui pourtant vous est tant connu.
Il n’y a pas d’effort, il n’y a pas de meilleur positionnement qu’un autre. Vous êtes là où vous devez être. Il n’y a aucune erreur. C’est cela qu’il vous faut reconnaître aussi. Il n’y a rien d’injuste parce que tout est juste. Oubliez les ressentiments. Oubliez vos questions fondamentales sur le sens de la vie, sur le sens d’une quelconque évolution. Oubliez même, je dirais dans certains cas, que c’est la fin d’un cycle, que c’est la fin des cycles.
L’Amour vous attend, l’Amour se presse pour se révéler à vous de toutes les façons possibles. Ne jugez pas ces façons. Ne jugez personne et vous encore moins. Soyez simplement présents à vous-mêmes. Soyez lucides à vous-mêmes et surtout gardez présent à l’esprit que la solution, quelque énigme que ce soit aujourd’hui, ne peut se trouver que dans votre humanité la plus humble, la plus simple, la plus aimante, et non pas dans quelque réaction que ce soit, et non pas dans quelque explication que ce soit.
Plus vous vous rapprochez de la Simplicité, plus vous vous approchez de vous-mêmes. Plus vous vous oubliez, plus vous vous retrouvez. N’y voyez aucun jeu de mots, mais les mécanismes réels de cette simplicité de l’Amour, ce que vous aviez nommé, voilà quelques années, Agapè, se trouve aujourd’hui avant tout dans le Silence, avant tout dans l’Acceptation pleine et sincère de tout ce qui fait votre vie sans aucune exception.
Alors bien sûr, ce n’est pas quelque chose qui va se produire de manière immédiate, mais qui néanmoins se produira le plus souvent sur un mode de fulgurance, sur un mode très spontané, voire très violent mais très agréable, parce que c’est ainsi, parce que quand vous comprendrez que vous ne pouvez rien changer de ce que vous avez à vivre, quels que soient vos choix, quels que soient vos engagements, alors vous serez disponibles pour vous-mêmes et seulement pour vous-mêmes.
Mais cela ne doit pas non plus vous amener à devenir égoïstes. Un sourire adressé à un inconnu peut faire des miracles. C’est le sens du service, le sens de la dévotion. C’est reconnaître en l’autre, même dans le pire ennemi, le même Amour, quels que soient les masques qui vous sont présentés, quelles que soient les agressions que vous avez subies ou que vous subissez. Parce que si vous affirmez que tout est Amour sans rien projeter, alors l’Amour se révèle. Ça demande la plus grande des sincérités effectivement, la plus grande des humilités.
Cela peut être pratiqué en souriant à un inconnu, en posant votre main sur un enfant qui pleure, simplement en rendant un service parce que c’est le plus grand service que vous pouvez vous rendre. Si vous êtes dans cette démarche, il est certain que vous serez touchés par la Grâce, par la simplicité et par l’Amour.
Rappelez-vous cela dans les circonstances difficiles qui peuvent encore vous affecter. Ce n’est pas dans les moments heureux que vous vivez la simplicité, même si c’est ce que vous recherchez. Paradoxalement, c’est dans les moments les plus difficiles et les plus douloureux de cette époque que vous trouvez la Joie, que vous retrouvez la Paix. Parce que, quelle que soit la difficulté, si vous acceptez que cela est simple, alors cela le sera.
Vous n’avez pas à vous prévaloir de quoi que ce soit ou de qui que ce soit, si ce n’est de vous-mêmes. Vous n’êtes pas là pour juger. Vous n’êtes pas là pour vous juger. Vous êtes là pour vous redécouvrir. Vous êtes là incarnés en cette époque parce que vous l’avez choisi, parce que vous l’avez décidé, même si vous n’en reconnaissez pas les mécanismes, ça n’a pas d’importance.
L’Acceptation vous conduit au silence, le silence vous conduit à l’Amour et l’Amour vous conduit au Réel. Ne faites pas d’effort, soyez simplement présents. Comme disait l’Archange, voilà fort longtemps, ici et maintenant, parce que c’est dans l’instant présent que se joue la fulgurance de l’Amour. Ne le reportez pas à demain. Ne le reportez pas à une circonstance meilleure qu’une autre. Mais pratiquez cela à chaque instant.
Vous ne pouvez pas et vous ne pourrez pas être déçus ou être trompés. Même si l’apparence et le résultat semblent contraires, soyez assurés qu’ils vous conduisent à vous-mêmes. Ne donnez pas prise à la souffrance. Ne donnez pas prise à la peur. Ne donnez pas prise à la tristesse. Laissez-les simplement être là si elles doivent être là. Ne vous en détournez pas.
Mais simplement laissez-les faire leur chemin au travers de vos voiles. Ne les condamnez pas non plus. Laissez-les simplement s’exprimer. Elles en ont le droit et vous avez le droit de les ressentir.
Vous ne devez rien nier. Vous ne devez rien confronter.
Soyez dans cette attitude et soyez certains que la simplicité de la grâce vous touchera très rapidement, authentiquement. Et à ce moment-là vous saurez, si ce n’est déjà fait, quelle que soit la difficulté de votre personnage, que la Vérité est là et nulle part ailleurs.
Je ne vous promets pas la tranquillité. Le Christ avait d’ailleurs parlé pour vous occidentaux qu’il était venu apporter l’épée, l’épée pour trancher le mensonge, l’épée pour trancher les illusions et révéler la Vérité. Envisagez-le comme ça et pas comme autre chose que cela. Cela vous allégera. Cela apportera un baume à ce qui en a besoin en vous.
Ne vous préoccupez pas de comment cela se passe. Acceptez que cela se passe et cela se passera. Vous rapprochant toujours de vous-mêmes encore plus, vous rapprochant toujours plus de la simplicité.
Je ne parle pas ici de trouver la sécurité. Je ne parle pas ici de trouver l’équilibre mais de vous retrouver en dépit de, oui, grâce en même temps, aux circonstances que vous affrontez, que vous traversez. Soyez dans l’accueil.
Cela vous a été répété pendant d’innombrables années, d’innombrables moments, d’innombrables intervenants. Quoi que vous perceviez, allez toujours vers la simplicité. Seule la simplicité vous révèle totalement à vous-mêmes. Il n’y a pas besoin de courage. Vous avez le droit d’avoir peur. Il n’y a pas de médaille. Il n’y a rien à conquérir, il y a juste à révéler.
Soyez simplement vous-mêmes, quels que soient vos rôles, quelles que soient vos fonctions, et comme je l’ai dit, quelles que soient vos peurs, vos colères, vos tristesses ou vos manques, parce que tout cela vous conduit exactement à la même chose, à la simplicité de l’Amour, au grand Silence, au Réel, ce qui a été nommé en d’autres moments l’État Naturel, la Demeure de Paix Suprême, là où vous ne pouvez plus être terrorisés, là où vous ne pouvez plus être déportés de ce que vous êtes.
Et à ce moment-là, la clarté de Shantinilaya se révélera à vous. Non pas pour fuir le monde, non pas pour fuir votre vie ou vos épreuves, mais pour les traverser tout simplement, si ce n’est en allégresse, tout au moins en joie.
La vie n’attend rien d’autre de vous. Dans ces temps particuliers, la vie vous attend. Elle ne vous demande rien. C’est à vous de vous demander fondamentalement, au fond de vous-mêmes, avec authenticité, avec sincérité: Qu’est-ce que vous voulez ? Est-ce que vous voulez d’abord résoudre un problème quel qu’il soit, où vous voulez d’abord vous retrouver ?
Toute la différence est là. Observez vos priorités, observez vos attentes, vos peurs. Pas pour les juger, pas pour les contourner, pas pour les éviter non plus, mais pour les voir telles qu’elles sont tout simplement. Si vous êtes honnêtes, alors le Réel vous touchera. Si vous êtes sincères, alors le Réel apparaîtra.
Vous n’avez pas à être justes. Parfois certaines situations sont injustes, de votre fait ou pas de votre fait, ça n’a aucune importance. Je voudrais que vous vous rappeliez que ce sont des prétextes, des occasions, des moments inédits.
L’humanité incarnée toute entière traverse de grandes épreuves. Vous n’êtes pas sans ignorer, que vous l’ayez entendu ou lu, que cela fait partie, comme disait le Commandeur, du script, du scénario, de la pièce de théâtre comme disait Bidi. Ne soyez pas emportés par le script, ne soyez pas emportés par le personnage, ne soyez pas emportés vers un espoir ou une espérance. Soyez juste emportés par ce qui est dans l’instant où vous êtes. Et laissez-vous emporter.
Laissez-vous être, sans jugement, sans parti, en étant le plus lucide. Bidi vous dirait d’être l’observateur de vous-mêmes. Je vous dirai simplement, soyez lucides. Regardez simplement ce qui se passe dans votre vie. N’ayez pas peur de vos manques. N’ayez pas peur de vos colères. N’ayez pas peur de votre tristesse. N’ayez peur de rien.
Soyez simplement lucides et acceptez ce qui est tel que c’est. C’est un grand pas vers la sagesse et un grand pas vers l’Amour. Ce qui aurait pu vous prendre des vies entières durant ce cycle est aujourd’hui accessible en un instant. Si l’instant est vrai, alors vous n’avez pas à patienter ou à espérer et encore moins à redouter.
Soyez humbles de la vraie humilité. Soyez alignés et le Feu de l’Étoile Al vous emmènera vers vous-mêmes. Là où vous avez toujours été, dans la Demeure de Paix suprême, dans le Parabrahman dirait Nisargadatta. Vous êtes cela comme l’a dit Abba.
Quelles que soient les apparences, quel que soit votre état, il y a un état au-delà de tout état. Il y a un état au-delà de Turiya, au-delà de la conscience, cette A-conscience, ce qui est antérieur à la conscience et d’où émerge aussi bien le monde que l’Amour, mais aussi la souffrance, le manque. Ne jugez rien. Tout est exactement à la meilleure place qui soit, dans votre scénario, dans ce que vous jouez.
Il vous faut acquérir, si je peux dire, mais ce n’est pas une acquisition, le sens de cela, et le manifester surtout. Plus vous vous rapprochez de la simplicité, de la Voie de l’Enfance dirait l’Étoile Thérèse, plus vous vous approchez de vous-mêmes, plus vous vous approchez de l’Innocence.
Gardez votre sens du combat en ce qui vous concerne dans votre vie pour la société, dans vos rapports, dans vos relations. Mais face à vous-mêmes, soyez intransigeants avec la simplicité. Ne vous posez enfin pas trop de questions.
Si vous êtes le témoin, l’observateur de ce qui se déroule, alors inévitablement en ces temps raccourcis, vous verrez bien qu’au-delà du personnage, qu’au-delà du témoin et d’observateur, rien de tout cela ne peut être vrai. Et pour cela, il ne faut pas là non plus le rechercher, simplement être établi dans le siège confortable de l’observateur comme être actif au sein de sa vie, sur la scène de sa vie, et voir clairement les deux, sans les juger, sans les condamner, sans en apprécier l’un plus que l’autre, mais simplement observer que c’est comme cela et pas autrement.
C’est aussi la reddition. Bien sûr, on pourrait dire la reddition de l’ego, la reddition des résistances, des oppositions, de ce qui fait souffrir. Mais c’est bien plus que cela. C’est quelque chose qui est encore plus simple, c’est vous démontrer à vous-mêmes que rien de cela n’est dorénavant utile ou nécessaire.
Cela l’a été l’instant d’avant, mais cela n’est plus l’instant d’après, et vous serez dans la disposition la meilleure pour accueillir ce qui est sans en vouloir en changer une virgule. Et pourtant, cela changera de lui-même par l’intelligence de la Lumière, par l’intelligence de la vie, par l’intelligence de l’Amour, mais pas par votre personnage, pas plus non plus que par votre observateur ou votre témoin.
Simplement être là, ici et maintenant, simplement jouer le jeu. Quel que soit ce jeu, quels que soient, comme je l’ai dit, vos souffrances, vos peines, vos appréhensions, vos espoirs, votre désespoir, tout cela ne sont que des circonstances passagères qui ne font, comme le nom le leur dit, que passer, et aussi vous dépasser mais, en finalité, trépasser elles-mêmes, et vous, vous ne trépasserez jamais.
Vous retrouverez cette Simplicité et cette Innocence de l’Enfance. Celle qui comprend fondamentalement que l’Amour n’est pas projeter de l’Amour, que ce n’est pas absolument mettre de l’amour dans une relation ou dans un regard, même si cela est utile, mais c’est vous reconnaître en tant qu’Amour, par-delà la peur, par-delà un corps qui peut-être vieilli, par-delà un conflit quel qu’il soit avec mari, femme, enfants ou parents, ou à quelque secteur que ce soit, alors vous traverserez tout cela, je dirais avec élégance, avec certitude et avec la paix.
Et cela est assez important. Rien ne se résout dans le conflit. Tout se résout par la paix, par le pardon, par la Grâce, par le renoncement, par le sacrifice. Ne me croyez pas. Mais aujourd’hui plus que jamais, il est de votre intérêt et je dirais peut-être de votre devoir, de le vérifier par vous-mêmes.
Nul ne le peut à part vous-mêmes. Aucun maître, aucune aide extérieure, aucune relation ne peut vous ramener à vous-mêmes, fut-il le Christ. Il n’y a que vous-mêmes qui pouvez vous ramener à vous-mêmes et vous pouvez le faire. Vous pouvez l’être.
Ça ne dépend pas du monde extérieur, ça ne dépend pas de ce qui vous a brisé. Même si ça a été, comme je l’ai dit, des prétextes. Aujourd’hui, il vous faut retrouver, vous retrouver nu. Acceptez cette nudité, acceptez cette incapacité à changer quoi que ce soit. Alors, et seulement alors, tout changera pour vous.
Vous le savez bien évidemment, un ensemble d’événements, une séquence d’événements, est à la porte de votre conscience incarnée. Il a été dit que nul ne connaissait l’heure, nul ne connaissait le jour, mais il n’y a pas besoin d’être sensitif, médium ou extralucide pour comprendre que cela est en cours. Il n’y a pas d’urgence, si ce n’est une urgence relative pour vous-mêmes, d’accepter la Simplicité, d’accepter la Voie de l’Enfance. La petite Thérèse vous en a parlé longuement dans votre Occident.
Ne faites pas de nous des guides ou des maîtres. Nous sommes vous, entièrement comme l’a dit Abba, à un autre moment, en un autre lieu, il n’y a pas de distance. Vous êtes autant Thérèse que Abba, que Ma, que n’importe quel Melchisédech ou n’importe quel Ange, pas plus, pas moins, tout autant, et c’est une grande différence. Vous n’avez pas besoin de le vérifier. Vous avez juste besoin de l’accepter.
Vous n’avez pas besoin de preuve. La meilleure preuve, ce n’est que vous-mêmes, tels que vous êtes aujourd’hui, dans l’état où vous êtes. Quel que soit cet état, la Vérité n’est pas un état. Elle traverse tous les états.
Alors que vous soyez tristes, que vous soyez joyeux, ne change rien à l’opportunité totale d’être vous-mêmes. Souriez, souriez à la vie, souriez à la souffrance, souriez à vos peines, à vos pertes, comme à vos joies, comme à vos plaisirs, comme à vos expériences, et tout deviendra de plus en plus simple. Comme disait le Commandeur, tout cela se terminera par un grand éclat de rire cosmique. Chacun aura parfaitement joué son rôle.
En langage moderne, on vous dirait tout cela est Maya. Tout cela n’est qu’une simulation. Tout cela n’a duré qu’un instant. Le Réel n’était pas ici. Le Réel n’était pas dans le rêve. Le Réel n’était pas dans l’évolution. Le Réel n’était pas dans l’involution. Le Réel était simplement ce qui a toujours été là, malgré les apparences, malgré les souffrances, malgré les illusions, malgré les religions, malgré la spiritualité.
Ne vous posez même plus la question de l’Acceptation. Il n’est plus temps de jouer au résistant ou à l’acceptant. Mais il est temps de se poser la seule question qui vaille encore le coup, si je peux dire, c’est celle de la Simplicité. Dès que quelque chose vous apparaît compliqué en vous, que ce soit votre mental, que ce soit votre situation, que ce soit vos émotions, cela ne peut pas être vrai.
La Vérité est simple. Alors penchez-vous sur la Simplicité, et plus vous avez l’impression que cela est complexe, plus vous vous rapprochez de la Simplicité. Même si nos mots vous semblent incongrus aujourd’hui ou pas du tout à propos de votre état, je vous assure que vous comprendrez très bientôt ces mots en les vivant.
C’était le message principal que je voulais vous délivrer aujourd’hui, mais exceptionnellement, je reste à votre disposition pour répondre à vos demandes, à vos interrogations, à des échanges que nous pouvons avoir maintenant.
…Silence…
Le Silence que nous partageons maintenant tout de suite est aussi important que les demandes.
…Silence…
Et même dans le Silence, n’oubliez pas de sourire sans raison. Le sourire ouvre les portes au Réel, d’autant plus s’il est sans raison.
…Silence…
Je vois que nous gagnons tous ensemble en Profondeur, en Évidence et en Simplicité.
…Silence…
Sœur : Ma, j’ai toujours mon personnage, je suis toujours dans le personnage, je suis toujours dans le contrôle.
Ma : Est-ce une question ou une affirmation ?
Sœur : Non, j’affirme. Je reconnais que je ne suis pas simple. La simplicité ne s’installe pas quand je suis dans ce contrôle de tout en fait. Et c‘est quelque chose qui est lourd.
Ma : Sœur bien aimée. As-tu déjà essayé de te pardonner d’être ainsi ?
Sœur : Justement, je n’accepte pas mon état, et …
Ma : Tout le problème est là, je l’ai dit dans les quelques mots que j’ai prononcés ce soir. Pour se pardonner, il faut déjà s’accepter en totalité, telle que tu es. Rappelle-toi que tu n’es pas cela, mais ça ne sert à rien de le nier. Tu ne dois pas résister, tu ne dois pas t’opposer. Tu dois d’abord te pardonner et ensuite t’accepter telle que tu es parce que c’est ce que tu as décidé de vivre.
Rappelle-toi que ce n’est jamais un effort du personnage, mais bien un relâchement complet du personnage. Le pardon est très important. C’est ce qui crée la traversé. Ce n’est pas la lutte ni la résistance, surtout aujourd’hui.
Alors pardonne-toi, accepte-toi et tu riras de toi-même. Je n’ai pas dit que cela va être quelque chose d’instantané. Cela peut-être progressif, le plus souvent, mais à un moment donné, cela deviendra une fulgurance et tu ne pourras qu’éclater rire de toi-même.
Mais tant que tu penses pouvoir résister et t’opposer, tu ne fais qu’augmenter les résistances. Tu ne fais que, asseoir et renforcer ce à quoi tu t’opposes, ce que tu vois ne s’effacera pas ainsi, jamais.
Sœur : Merci Ma.
Ma : Ma paix t’accompagne.
…Silence…
Ma : Je l’ai dit, je le répète pour chacun de vous, ne vous jugez pas, ne vous condamnez pas, mais acceptez-vous. La clé de la transformation est là. Elle n’est pas, comme je le répète, une opposition ou une compréhension, c’est une traversée.
Sœur : Ma, il y a une sœur ce matin qui a utilisé une bombe aérosol pour les mouches, pour supprimer les mouches. Et ça me renvoie à mon geste.
Ma : À son… ?
Sœur : À mon geste.
Ma : Oui.
Sœur : Avec cet anti poux qui a… qui a tué Marion quoi, ma fille quoi, et… ma fille, ma fille Marion.
Ma : Comment ?
Sœur : Qui a tué ma fille Marion.
Ma : Je n’ai pas compris.
Sœur : En fait le produit que la sœur a utilisé ce matin me renvoie à cet accident avec ma fille, avec ce produit anti poux qui était un spray quoi.
Ma : Il y a parfois …
Sœur : Il n’y a pas de pardon quoi encore de mon côté.
Ma : Il y a parfois des accidents. Mais crois-tu qu’un reptile qui possède un humain considère qu’il fait quelque chose d’anormal pour lui ? Les accidents de la vie sont innombrables et parfois stupides. Eux aussi n’ont pas besoin ni de culpabilité ni de pardon.
Il faut comprendre que, quel que soit l’événement qui est survenu, cela fait partie de ce qui était écrit pour toi comme pour celui qui a vécu l’interruption de sa vie. Cette épreuve est aussi une façon douloureuse et dramatique de se rapprocher de la simplicité, du pardon à donner à soi, à donner à l’autre, à donner aux circonstances.
C’était écrit. Ce n’est pas une démission. Ce n’est pas ‘’je m’en lave les mains’’, et c’est à traverser aussi. Quand un cycle se termine, dans cet univers ou dans un autre univers, est-ce que le soleil, est-ce que le rayonnement galactique se pose la question s’il va savoir que ça va toucher des innocents ? Non.
Cela fait partie de ce qui était écrit. Cela fait partie de ce qui était à traverser dans toutes les circonstances heureuses comme malheureuses. Ce n’est pas du fatalisme, c’est voir clair et accepter que l’on n’y peut rien et surtout qu’on ne peut pas changer le passé. On peut juste changer ce qui est à vivre dans le pardon à l’instant présent.
Quels que soient les réflexes de culpabilité, quels que soient les réflexes de responsabilité, un lion, un lion qui mange une proie ne se pose pas la question de savoir s’il est juste ou pas. Il obéit lui aussi à un programme qu’il a écrit. La culpabilité ne résout rien, la responsabilité encore moins.
Ce qui résout, c’est l’Acceptation. Le passé ne peut pas être changé. Il s’inscrit dans l’histoire de l’illusion. Il s’inscrit parfois dans des liens qui ne concernent qu’une vie, ou concernant plusieurs vies. Mais là aussi, c’est une illusion. Dans l’Absolu, dans l’Amour, il n’y a pas de morale ou d’immoralité. C’est l’humain qui conçoit cela ainsi. Il n’y a que ce qui doit se produire, il y a ce qui doit arriver et il y a ce qui ne doit pas se produire.
Voir cela, c’est déjà le traverser. On ne peut rien changer du passé. Certains vous disent qu’on peut changer le futur, que le futur n’est pas écrit. C’est-ce qu’ils pensent, c’est ce qu’ils croient. Mais absolument tout le scénario, d’une vie comme de l’univers, de cette dimension comme dans toutes les dimensions, a été inscrit et écrit dès le moment initial, puisque le moment initial n’est rien d’autre que le moment final, pour découvrir que ni l’un ni l’autre n’existe.
Ce n’était qu’un rêve, ce n’était qu’un cauchemar. Ça n’a rien à voir avec ce que tu Es. Ça touche bien sûr les affects, ce sont des mémoires dites traumatisantes, mais pour celui qui n’accepte pas, simplement qu’il n’est pas ce qui est arrivé, qu’il n’est rien de ce qui arrive, qu’il n’est rien de ce qui arrivera, et qu’il est simplement ce qui a toujours été là. Il n’y a pas d’autre solution.
Le temps ne suffit pas pour effacer ces blessures. Le temps ne t’est d’aucune d’aide. Ce qui t’est une aide, c’est toi-même, dans ton positionnement.
…Silence…
Sœur : Je voulais dire aussi que souvent, enfin … j’enrage auprès de mon mari.
Ma : Ton mari ?
Sœur : Et que … ce n’est pas juste, quoi.
Ma : Comment ?
Sœur : Ce n’est pas juste.
Ma : Qu’est-ce qui n’est pas juste ?
Sœur : De s’enrager après mon mari, auprès de mon mari. J’ai souvent parlé négativement de mon mari et en fait ce n’est pas juste.
Ma : Ce qui n’est pas juste pour toi est certainement juste pour lui. Là aussi, il s’agit d’un jugement. Quels que soient les faits, quelle que soit l’authenticité des faits, ce ne sont que des faits qui affectent l’histoire, la personne et qui affecte bien évidemment la vie affective. Mais cela non plus n’est pas réel. L’accepter là aussi, quoi que tu vois et quoi que tu penses, permet de le traverser, sans pour autant anticiper une décision ou une autre. La décision vient d’elle-même, mais pas de toi ni de lui. C’est une question de circonstance et non pas de décision.
C’est la même histoire que le lion avec sa proie. Crois-tu que la proie pense que cela est juste et soit mangé par le lion ? Le Christ aurait pu te répondre selon les évangiles que celui qui gagne, c’est celui qui est mangé, pas celui qui tue.
Vous devez arriver à comprendre et à accepter que, quelles que soient les blessures, elles ne vous concernent en rien. Bien sûr, vous en êtes affectés. Bien sûr, cela trace, cela laisse des traces, des mémoires parfois à vivre. Mais ce n’est pas vous.
Là aussi, pour beaucoup d’entre vous qui éprouvez ce genre de sentiment, ce genre d’épreuve, cela veut dire simplement que vous croyez encore à votre personnage, à votre histoire. Vous croyez plus à cela qu’à l’Amour, tout simplement. Si vous croyez de manière authentique à l’Amour, alors il n’y a pas de place pour la blessure. Il n’y a de la place que pour le pardon et l’acceptation. Vous ne pouvez pas résoudre un problème, quel qu’il soit, au niveau où il est situé. C’est une illusion de la psychologie moderne.
Un problème se résout de lui-même à un niveau supérieur. C’est valable aussi bien pour ce que vous nommez les chakras ou les énergies que pour un traumatisme de la vie. La façon de vivre la blessure, quelle qu’elle soit, traduit simplement la croyance ou pas encore au personnage, la croyance à la prééminence et à la densité du personnage. L’Amour n’a que faire de ça. La Simplicité n’a que faire de ça.
…Silence…
Question d’une sœur : Ma
Sœur : Tu as tout à l’heure mentionné les peurs, la tristesse, et je me demande si jusqu’à notre dernier souffle, on aura toujours ses peurs ? Ou alors, quand on est dans un état de grâce comme le tien, les peurs se dissolvent ?
Ma : La réponse est fort simple. Ma vie ne peut pas être un exemple. J’ai passé de très nombreuses années en Samadhi, n’étant plus concerné par le monde. Aujourd’hui, ce n’est pas ce qu’il vous est demandé. Croire que, parce que tu vis le réel, tu vas être dans la Grâce permanente est totalement incompatible avec une vie en ce monde. Les circonstances qui furent les miennes n’ont rien à voir avec vos circonstances. Je me devais d’être un modèle qui allait être aimé afin de vous permettre de m’aimer tout simplement.
Mais pour l’immense majorité des frères et sœurs incarnés, cela ne peut pas avoir cours. Même dans l’état de Samadhi, tu es obligée d’en sortir pour te conformer à ton rôle au sein du personnage. Aucun rôle au sein de la société comme au sein de ce monde ne peut coexister de manière durable avec le Samadhi, c’est impossible. Ou alors il faut être un immense mystique, un prophète. Il faut être une étoile. Mais ces étoiles, comme vous le savez, n’ont été que des modèles auxquels se relier, auxquels résonner. Mais aucun de vous n’est appelé à être aujourd’hui autre chose que ce qu’il est.
Il n’y a plus besoin d’étoiles, il n’y a plus besoin de maîtres. Cela vous a été dit et expliqué longuement. Il n’y a besoin que de vous-mêmes. Mais encore une fois, je te répète qu’il ne peut pas exister d’état de Grâce qui dure au-delà d’un temps tel qu’il doit durer. Mais vous n’échapperez jamais, jusqu’au moment final, en totalité à votre condition. Ce n’est pas le but.
Le but est de comprendre qu’il y a le rêve, qu’il y a le Réel. Parce qu’au moment où l’événement fatidique te touchera individuellement ou collectivement, ça n’a aucune importance, à ce moment-là, tu te rappelleras ce que tu Es. Tu ne pourras pas être dans l’errance astrale. Tu ne pourras pas être soumise au seigneur du karma, au seigneur de la réincarnation. Tu seras libre.
Être libre aujourd’hui, c’est cela. Ne plus être affectés par votre disparition elle-même, vous souvenir de qui vous Êtes, afin qu’au moment ultime de votre Présence, vous ne soyez plus jugés au monde dit intermédiaire, que vous soyez votre propre maître, aucune influence extérieure ne puisse pervertir ou amputer votre Liberté.
Mais tant que vous êtes incarnés, vous devez jouer avec ce qui est là. Croire que l’état de Grâce va vous préserver des obstacles, des conflits, des obligations, est là aussi une illusion. Certains ont voulu jouer à cela, ne se sentant pas concernés par le monde et se retrouvant quelque part sur un piédestal. Ce sont et ça a été, ils ont été des faux maîtres et il y en a même eu parmi ceux qui vous ont parlé.
Tout le monde fait des erreurs, même les Melchisédech, les plus connus d’entre eux comme le Commandeur, ou d’autres qui se sont exprimés au travers de ce canal, ont tous eu des vies humaines avec leur travers, avec leurs erreurs aussi. Personne n’est parfait. Personne ne peut atteindre la perfection au sein de la dualité, ni dans aucun monde, même unifié.
La perfection n’est d’aucun monde. La perfection est un rêve que beaucoup poursuivent ici ou ailleurs. Les Archanges aussi rêvent de perfection. La civilisation des Triangles rêvent encore de perfection et d’harmonie. Cela n’existe tout simplement pas. La seule harmonie est dans le Silence, dans l’absence de forme. Là est le seul Réel.
Bien sûr, l’harmonie peut être, peut apparaître comme plus intense dans les mondes unifiés, dans des dimensions éthérées, mais c’’est un leurre. Je mets au défi l’un quelconque des Anciens, de ceux que vous avez nommé les Melchisédech, d’avoir eu une vie de perfection.
Nous faisons tous des erreurs, même une Mère Divine. Faire croire l’inverse, c’est une hérésie. C’est un idéal inatteignable, impossible à maintenir, mais je conçois tout à fait dans la vie d’un être incarné, comme ici sur cette Terre, la perfection, l’harmonie peuvent sembler être une poursuite d’un idéal, mais cet idéal ne peut pas être vécu. Ce n’est pas vrai. Nous portons tous en nous, comme l’auraient dit certains de vos psychologues très érudits, les traces de l’abandon, les traces de la blessure, les traces du féminin sacré bafoué.
Tout cela vous a été expliqué voilà de nombreuses années en long, en large et en travers, je dirais. Vous ne pouvez pas être parfaits, même en état de Grâce. Ce serait un mensonge que de dire l’inverse. Vous pouvez être absorbés en Dieu comme je l’ai dit en étant incarné, mais comme le Christ l’a dit : ‘’Que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre.’’
C’est pour ça que, dans ces exagérations du catholicisme, il a été de manière abusive dit et professé que nous étions tous pécheurs. Mais quelque part, c’est la vérité. Ne culpabilisez pas, ne vous jugez pas.
Sœur : Merci Ma.
…Silence…
Sœur : Moi, je voudrais témoigner, je voudrais remercier là. Pendant des années de ma vie, je me suis demandée pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Et là, je veux juste dire merci, merci, merci.
Ma : Je te remercie aussi, mais le pourquoi est une question qui nous tourmente. Beaucoup de vies, beaucoup se sont demandé toute leur vie pourquoi ? Pourquoi moi ? Pourquoi ceci ? Mais le pourquoi ne traduit pas seulement des résistances, il est aussi une recherche de sens authentique. Mais le problème, c’est que l’authenticité ne peut pas être cherchée. Ce que tu es ne peut pas être cherché.
C’est ce que disait notre grand Nisargadatta, il disait : ‘’Le chercheur et le chercher, ou le chercher et le chercheur’’. C’est l’histoire du serpent qui se mord la queue. C’est l’histoire aussi de la corde qui dans la pénombre est vue pour un serpent, un grand classique de l’Advaita Vedanta.
Dans la simplicité de l’instant, dans la simplicité du Rel, il ne peut pas y avoir de pourquoi. Il ne peut y avoir que le fait de rendre grâce et de remercier. Mais néanmoins, pour beaucoup d’entre nous, quel que soit l’âge, il a fallu en passer par là. La recherche s’arrête d’elle-même par l’épuisement de la recherche.
(Quelqu’un parle tout près)
Sœur : Merci Ma.
(Rire)
Ma : Je pourrais te répondre, pourquoi me dis-tu merci ?
(Rire)
Sœur : Je ne sais pas. Merci, c’est tout.
(Rire)
Sœur : Je suis tellement heureuse d’être là avec tout le monde, avec tout… Enfin, c’est tellement beau. Merci, merci à tous.
Ma : Petite dernière remarque, quand le pourquoi arrive, remplacez-le par pour qui, ça changera tout.
Sœur : Il y a de nombreuses années, dans un une période de grande désespérance où je me jugeais beaucoup… je jugeais toute ma vie, donc depuis, depuis même ma jeunesse, en pensant que voilà, j’étais en situation d’échec et que toutes mes décisions avaient été plutôt mauvaises. Ouais. Et je me suis effondrée, tant sur le plan moral que physique, et le souvenir que j’ai de ce jour est resté très présent encore, parce que à genoux, donc j’ai crié vers le ciel. Et j’ai dit, je ne laisserai rien sur ce monde.
Et là, d’une manière tout à fait inattendue, une voix est montée et j’ai entendu ’’Un sourire’’. Et quand j’ai entendu ça, je ne pouvais pas douter…parce que c’était tellement fou d’entendre ça, dans cette situation… que ça a arrêté comme un … je ne sais pas, ça a fracassé tout mon mental…et après dans les moments difficiles, j’en ai connu plein, je me suis souvenue de ces mots. Et depuis ça ne m’a pas quitté.
Alors, c’est un témoignage, mais ma question c’est, Ma, s’il te plaît, est-ce que tu peux nous parler du sourire et du Réel ? Puisque tu as commencé à en parler là.
Ma : C’est extrêmement simple. Quand vous vivez le Réel réellement, vous ne pouvez que rire de cette immense farce cosmique, c’est ça qui me mettait dans Samadhi pendant des années, parce qu’objectivement, voir tous ces frères et sœurs chercher ce qu’ils sont, est un grand éclat de rire cosmique. Cela est une forme de compassion et non pas de moquerie. Autant de souffrance, voir autant de douleur, autant de manque, alors qu’ils n’existent pas.
Ce n’est pas se moquer, c’est une compassion poussée à l’extrême. C’est pour ça que ma vie était si simple. Comment voulez-vous, et surtout à l’époque, expliquer que tous ces drames, tout ce que vous racontez, n’existent pas en définitive ? Cela froisserait l’égo. Il n’y aucune souffrance.
Comme disait Nisargadatta, il n’y a jamais eu personne. C’est une vaste escroquerie, mais que nous avons créée nous-mêmes, par besoin de s’éprouver, par amour aussi. Mais celui qui vit et qui voit la supercherie comme le voit l’Univers, ne peut être qu’un éclat de rire qui n’est pas un éclat de rire moqueur, mais devant la stupidité du rêve lui-même.
Ce qui a fait dire à Nisargadatta de son vivant et dans ses interventions récentes, que le monde était une immense escroquerie, que la conscience était une maladie, mais heureusement elle était mortelle. Comment voulez-vous ne pas rire de cela ?
Sœur : Merci Ma.
Ma : C’est plus d’ailleurs un sourire que rire, parce que le rire effectivement pourrait être moqueur. Il ne l’est jamais. Donc c’est un sourire qui n’est pas simulé, qui correspond à la vanité de ce qui est vécu par chacun, ici comme ailleurs je précise, que ce soit dans le monde de troisième dimension dissociée, que ce soit dans la civilisation des agenceurs de formes nommés la civilisation des Triangles, d’un point de vue Absolu, c’est effectivement à mourir de rire.
Il n’y a aucun sérieux là-dedans. Ce n’est qu’une histoire. Ce ne sont que des histoires que nous nous sommes tous racontées, mais rien n’est réel. Ce n’est pas un jeu de mots, c’est la stricte simplicité du Réel.
Le sourire tient une place particulière, parce que le fait de sourire, aussi bien au niveau, comment vous dites, neurologique, neurobiologique, qu’au niveau énergétique, laisse passer les choses. Les muscles du sourire mettent en œuvre non pas le cœur, mais mettent en œuvre la gorge, lieu de passage, lieu d’expression, lieu de communication.
C’est en cela que le sourire est si important. Vous avez envie de pleurer, laissez les larmes couler, mais souriez. Le sourire, même que vous créez par vous-mêmes, alors que rien ne prête à sourire, déclenche quelque chose. Je vous ai dit voilà quelques années de vous munir de ma photo. Que cela soit sur un support, dans un cadre, que cela soit sur un écran, peu importe, parce que dès que vous me regardez, soyez honnêtes, vous ne pouvez que sourire.
Sœur : Effectivement.
Ma : Je vous rappelle que l’un de mes surnoms était la ‘’Saturée de Joie’’. C’était ça mon sourire, une immense compassion, mais jamais feinte. Cette compassion était à la compassion pour ne pas comprendre que tout cela n’était qu’une comédie et un drame, qui n’étaient rien, mais rien du tout, par rapport au vrai Réel de l’Amour.
Tant que vous vous prenez au sérieux dans vos rôles, vos fonctions, vos attributions, vous ne pouvez pas être libres. C’est impossible. Comme nous avons dit tout à l’heure en réponse, l’état de Grâce permanent n’existe pas, excepté pour certains mystiques dans les temps passés.
Aujourd’hui, ce n’est absolument pas ce qui est attendu de vous. Ce qui est attendu de vous, c’est un grand éclat de rire. Une fois le cauchemar traversé, collectivement, effectivement vous ne pourrez que éclater de rire cette fois-ci.
Le monde de la forme, de la conscience en une forme, ici comme ailleurs, est un monde qui se prend au sérieux. La Liberté n’est pas sérieuse. La Liberté n’est pas dans la forme. La Liberté n’est pas dans la rétribution de quoi que ce soit. La Liberté, je pourrais dire, est dans la spontanéité, le sourire, l’humilité, la simplicité, la transparence.
Sœur : Merci Ma.
…Silence…
Sœur : Ma, je voulais te remercier. L’année dernière à cette même période, je t’avais demandé ta bénédiction. Et en effet j’étais dans mon personnage trop attaché à son jeu, à sa condition féminine. Et au moment où je te posais la question, j’ai eu la réponse et depuis j’ai cheminé. Et je suis bien plus en paix avec tout ce jeu-là. Et ce que tu dis me fait penser à une amie, qui parle toujours d’une coccinelle, et raconte la vie de sa coccinelle.
Quand nous on parle de notre vraie vie, entre guillemets, je trouve ça drôle parce que, elle nous rappelle que, il n’y a rien de vrai en fait. Sa coccinelle, c’est sa fille, il lui arrive plein de choses, comme nous avec nos vrais enfants… Donc quand elle raconte tout ça, ça nous fait redescendre, en tous les cas pour mon personnage. Tout ça, il n’y a rien de vrai dans tout ça en fait. C’est du jeu.
Moi, je suis bien plus en paix avec, même avec cette fameuse blessure du féminin. Et j’ai avec moi ta photo, ton sourire, qui m’accompagne partout. Ça me fait du bien. Une fois, j’ai eu ton sourire qui s’affiche sur mon visage, c’est tout drôle. Ça me réchauffe le cœur. Merci. Merci. Merci.
Ma : C’est bien pour cela, je te remercie, que j’avais parlé de ma photo simplement. Ce n’était pas pour adorer une mère, mais simplement pour résonner avec ce sourire. Quel que soit l’âge où j’ai été photographié, vous avez pu constater qu’il y avait toujours le même sourire, toujours. C’était voulu. De la même façon que Nisargadatta avait dit que ses paroles ne pouvaient pas échouer, de la même façon je savais que, dans des moments opportuns, mon sourire ne pouvait pas échouer. Voilà l’intérêt du sourire.
Frère : Moi j’ai une question.
Ma : Nous t’écoutons.
Frère : La beauté de la vie peut-elle être assimilée à un sourire ?
Ma : L’ensemble de la vie est un sourire, que cela soit un animal, un végétal, un prédateur ou une proie. Heureusement qu’il y a le sourire. La vie vaut bien un sourire. Le rêve comme le cauchemar valent bien un sourire. Le Commandeur, voilà pour longtemps, a dû vous dire qu’il n’y avait pas beaucoup de sourires chez les archontes. Il n’y avait pas non plus beaucoup de sourires dans les dimensions les plus éthérées, parce qu’il y avait un rôle qui était pris très au sérieux. Il était nécessaire pour l’architecture du rêve, mais il n’est absolument plus nécessaire pour le Réel.
Frère : Une autre question Ma. La rencontre que nous vivons actuellement se déroule sur Terre, euh, aux portes d’un désert. Et je voulais avoir votre point de vue par rapport à, au désert justement, et par rapport à la position où nous sommes aujourd’hui dans l’histoire
Ma : Le rêve a été créé par les mères généticiennes. Il est né dans l’eau. Les baleines vous l’ont dit, le désert n’est pas l’aridité et la sécheresse. Le désert dans son absence apparente de vie est le Silence. Il est l’ensemble des possibles, il est le dépouillement.
Au-delà du rêve, le désert est ce qui s’apparente le plus, aussi bien à la solitude qu’au fait de se retrouver. Voilà un an, nous étions dans une autre région de ce pays où il y a eu dans nos interventions les uns et les autres beaucoup de vécus, de révélations.
Cette plénitude d’alors doit elle aussi laisser place au Silence. Et le désert est l’endroit du Silence. Nombre de marcheurs ont laissé des textes sur ce qu’ils ont vécu dans le désert. Les peuples les plus libres de la Terre ont certainement été au cours de l’histoire les peuples du désert, soumis à des conditions qui ne permettaient pas de rêver à quelque chose de sécure, à quelque chose de juste, mais de survivre.
Le désert est la porte de la Liberté. Vous avez plus de chance de vous retrouver, de vous souvenir dans le désert. Vous avez plus de chance de vivre Agapè avec Phahame. Vous avez plus la chance de fracasser l’illusion du rêve avec les mots de Bidi. Il est temps maintenant de découvrir la beauté du Silence et la beauté du désert.
Quel que soit le désert sur cette planète, le sable, l’étendue à perte de vue, la chaleur ou le froid d’ailleurs, selon l’endroit, vous montre que la vie est à la fois spectaculaire et fragile, qu’elle n’est pas le Réel. Le désert vous confronte à vous-mêmes, vous confronte au vide, vous confronte au silence, vous confronte au dépouillement. Il y aurait tant d’autres choses à dire sur le désert, mais plutôt que le dire, il vaut mieux le vivre.
Bien-aimée, peux-tu me dire depuis combien de temps je suis parmi vous en temps humain ?
Sœur : Une heure et trente-cinq minutes.
Ma : Avant de me retirer, permettez-moi de vous dire que, dans ce qui sera organisé ce soir, dans la résonance Agapè en silence, je serai présente, non pas pour parler, mais pour être avec vous et pour être en vous avec ce sourire, pour vivre encore plus de proximité, pour vivre encore plus de résonance et de relation. Et vous verrez que mon sourire peut être votre sourire, en tous cas, je vous le souhaite.
Je vais donc vous remercier de votre présence, de votre attention, de votre écoute et de votre bienveillance. Encore une fois, je vous remercie et je vous rends grâce pour cette écoute que vous avez manifestée et pour les demandes que vous avez faites.
Je vous dis donc à dans quelques moments. Au moment de votre digestion, au moment où le sang sera dans votre ventre, toute la place me sera faite pour votre cœur. Je vous dis à tout à l’heure.
Que la Paix, l’Amour et la Joie vous accompagnent.
Je suis Ma et je vous aime.
Sœur : Merci Ma.
En cœur : On t’aime aussi. Merci.
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Contribution volontaire
Avec tout mon Amour... Bernard






