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Canalisations

Alexandre Grothendieck, Mercredi 17 juin 2026

 

Alexandre Grothendieck ~ Canalisé par Jean-Luc Ayoun ~

Bonjour à ceux qui m’entendent, à ceux qui m’écoutent, à ceux qui me lisent.

Mon nom et ce que j’ai été, aujourd’hui n’a plus aucune importance. Il en est de même pour chacun de vous.

Je dois tout d’abord préciser que la Vérité ne peut pas être énoncée. Seul le Silence, au-delà de toute considération, au-delà de tout calcul, au-delà de toute interrogation, est capable de vous faire comprendre le but.

Chaque conscience et chaque chemin, de l’atome à l’univers, est un chemin particulier. Il n’est pas question ici d’évoquer un chemin. La Vérité, d’ailleurs, comme beaucoup l’ont dit, est un territoire sans chemin que seul le Silence peut révéler. Aucun langage, aucun être qui s’exprime et même moi, ne peut vous transmettre la Vérité, ne peut vous transmettre de chemin. Chaque chemin est différent.

Bien sûr, nous pourrions observer tous les chemins qui tombent sous le sens de l’observation, de la compréhension, du calcul, de la projection. Mais aucun langage, aucun concept, aucune pensée, aucune histoire ne peut vous conduire à vous-mêmes. Seul le Silence le peut.

Dans l’apparence d’un chemin, on peut dire qu’il y a des rails, des guides, qui sont différents pour chacun des chemins apparents. Mais aucune apparence, aucune manifestation ne peut rendre en totalité ce qu’est le Réel. Aucune expérience, aucun état mystique, je dirais même que l’apparence d’un chemin se raccourcit de lui-même au moment où ce chemin apparent explose de lui-même.

Pour un humain cela s’appelle les souffrances, les défis. Pour l’Univers cela s’appelle le Big Bang et la Récursivité. Pour un mathématicien cela serait des concepts et pour un mystique cela peut prendre plusieurs formes. Chaque saint, chaque mystique, a porté une parcelle de la Vérité, de même que chaque conscience, de la particule élémentaire jusqu’à l’Univers, porte une parcelle de la Vérité.

La Vérité est au-delà de tout ce qui est observable, de tout ce qui est conceptualisable, de tout ce qui peut être exprimé, de tout ce que vous pouvez en penser ou en démontrer.

 

Je viens vous inviter à la radicalité la plus importante, espérant ainsi entrer en relation avec vous. La radicalité n’a pas à s’exprimer contre l’injustice. Ce n’est qu’un premier pas. La radicalité n’a pas à s’exprimer par rapport à vos revendications, soient-elles les plus honnêtes qui soient.

Je viens vous inviter à la Radicalité du Silence, là où ne se pose plus la question de la vibration, là où ne se pose plus la question de l’expérience. C’est le moment où vous laissez libre cours à l’enfant, libre cours à l’innocence, dans des moments certes privilégiés.

Mais dans le cadre de cette Terre, aujourd’hui comme je l’avais pressenti, vous arrivez au fond de l’expérience où tout peut vous sembler, selon là où vous êtes, magnifique ou détestable. Je conçois tout à fait qu’il soit plus agréable de vivre une expansion plutôt qu’une contraction. Mais ni l’expansion ni la contraction ne sont le Réel. Ni même la relation que j’espère établir ici sur cette Terre, en cet instant.

Il n’est pas question ici de justice ou d’injustice. Il n’est pas question non plus de voir clair. Il n’est pas question de vivre telle ou telle chose. Il est réellement question de Silence, de Transparence, de laisser Être ce qui doit Être dans votre chemin, afin de l’observer.

Bien sûr, vous avez le droit d’exprimer vos ressentis, vos blessures et vos joies. Mais cela ne fait que passer. Ce ne sont que des guides et des rails vers ce qui a été nommé – Je Me Souviens. Cela a été des moyens didactiques et pédagogiques que de nombreux intervenants, avec leur histoire, sont venus vous faire vibrer, vous faire résonner, vous faire comprendre et vous faire vivre.

La magie de Ce Qui Est, est au-delà même de la Beauté de la Création et de la souffrance la plus atroce. Vous devez être ici de vous-mêmes et radical avec vous-mêmes. Ne croyez en rien de ce qui passe et ce qui se passe d’ailleurs, aujourd’hui sur cette Terre, vous le voyez, vous le pressentez, vous le redoutez ou vous l’attendez.

Ce sont encore des postures du personnage, du mythe, de l’histoire. Aujourd’hui, je vous invite à la Radicalité, là où il n’y a rien à attendre, là où il n’y a rien à projeter et encore moins à redouter. Cela a été dit et répété, la Simplicité et l’Humilité doivent aller de pair avec la Radicalité. Il n’est plus question de revendiquer un bien-être ou un état de conscience.

Il n’est plus question de revendiquer quelqu’état que ce soit et encore moins de chercher quoi que ce soit. Soyez immergés en totalité de ce qui vous traverse, en totalité en vos douleurs ou en vos peines comme en vos joies. Non pas pour les balayer, ce qui est certes dans certains cas souhaitables dans la vie du personnage, mais pour être lucide au-delà de toute catégorisation, au-delà de toute signification.

Parce que la seule finalité de tout ce qui vous est signifié, de tout ce que vous vivez en vous comme à l’extérieur de vous, ici, à l’endroit où vous êtes même placés en cet instant, n’a pas d’autre utilité que de laisser être, comme ont dit beaucoup de mystiques, ce qui a toujours été là.

Laissez-vous saisir par la beauté de l’instant quoi que vous en pensiez. Personne ne peut juger personne. Voir clairement les détails, voir clairement l’ensemble ne changera rien parce que vous vous déplacez plutôt que de laisser être ce qui a toujours été là. Ce ne sont pas de vains mots et la meilleure façon d’être disponible est le Silence.

Le Silence n’est pas l’inaction. Le Silence est bien plus que l’Acceptation. Le Silence est l’entrée en la matière du Réel. Faites ce que vous avez à faire mais rien de ce que vous avez à faire ne pourra vous prouver la vérité du Silence.

 

Soyez radicaux avec mes mots. Soyez radicaux avec votre vécu. Quel que soit l’âge que vous portez, quelles que soient vos ambitions, quelles que soient vos souffrances, cela fait partie des guides et des rails qui vous mènent là où il n’y a jamais eu personne et où pourtant tout a émergé.

Le rêve, la poésie, la science, les mondes, les univers, les dimensions font partie du décor. Ce décor que nous éprouvons quand nous sommes incarnés et que nous éprouvons aussi en d’autres lieux de la conscience. Aller à la source de la conscience c’est vivre le Silence. Ce n’est pas une démission. Ce n’est pas un retrait même si parfois cela a été nécessaire pour moi comme pour d’autres.

C’est bien plus que de l’Acceptation. Ce n’est pas de la résignation. C’est assumer Ce que Vous Êtes au-delà de l’Être, au-delà de l’histoire, au-delà de la particule, au-delà de l’univers, au-delà de toute histoire comme de toute forme. Parce que tout est en relation et comprendre ce ‘’tout est en relation’’ ne vous donne pas non plus la solution à cette soif de vie, à cette soif de manifestation qui fait partie du projet de la conscience elle-même, de la particule à l’univers.

Mais cela n’étanchera pas votre soif car vous êtes antérieurs à l’idée même de la soif et seules l’innocence et l’enfance et l’humilité vous rendront transparents à l’histoire et aptes à comprendre et à vivre le Silence du Réel.

Il vous a longtemps été répété que vous étiez antérieurs à la Lumière, à l’Amour, à la Conscience. Et pourtant, vous êtes là avec ou sans Lumière, avec plus ou moins de Conscience, avec plus ou moins de souffrance. Il n’y a pas de leçon. Il n’y a pas d’évolution. Il n’y a pas d’involution. Même dans les plans les plus aboutis et les plus structurés de la Conscience elle-même.

Vous n’avez rien à prouver ni au monde ni à vous-mêmes. Vous avez juste à être là où vous êtes tel l’enfant qui ne comprend pas et pourtant se comprend parce qu’il est là dans l’Instant, dans le Silence du rêve, dans le Silence de la Beauté de la Vie, comme dans le Silence de la souffrance la plus forte qu’un corps de chair puisse vivre.

Tout cela est sans importance. Il ne faut pas le nier. Il ne faut pas seulement le traverser ou l’absorber mais simplement le voir et le vivre. Il n’y a pas d’autre but. Laissez être ce qui se crée. Ne condamnez aucun de vos mots. Ne condamnez aucune des erreurs. Ne condamnez aucune des injustices. Et pourtant, elles sont innombrables en ce temps de la Terre.

Je ne parle pas non plus de pardon. Mais je parle d’une extrême lucidité. Si vous pouviez avoir l’innocence du Silence ne serait-ce qu’une fraction du temps qui semble s’écouler, alors, vous ferez plus que découvrir l’espace, vous ferez bien plus que découvrir l’histoire ou une trame même de l’univers. Mais vous comprendrez, en vérité, que rien de tout cela ne peut être Réel.

Mais vous ne pouvez pas fuir. Vous ne pouvez pas détourner. Vous ne pouvez pas changer si ce n’est pour le confort de la personne, cette trame que, comme vous le savez peut-être, nous avons tous écrit, nous avons tous décrit, même si aujourd’hui nous crions notre rejet ou notre joie.

L’Amour est un mot que vous pouvez vivre, et d’ailleurs que vous devez vivre. Je ne parle pas seulement de l’amour entre deux êtres mais l’amour même de l’apparence en tant que telle. Non pas pour ses attributs, non pas pour ses défis, non pas pour ce qu’elle peut vous apporter ou vous retirer.

Ce dont je vous parle est bien plus que l’Instant Présent et bien plus que l’Acceptation et encore plus que la résignation. C’est la vertu du Silence. Là où l’Incréé vous montre la source du créé.

Je vous demande d’être radicaux, d’une radicalité faite de beauté, d’enfance, d’ignorance, redevenir simple, quelle que soit votre histoire. D’aimer sans observer, d’aimer sans comprendre, d’aimer sans but, sans objectif, alors le Silence se révélera.

Il n’y a pas d’effort à fournir. Vous avez besoin, effectivement et vous en aurez besoin de plus en plus, du Vrai Silence, non pas pour vous retirer de la scène du monde, non pas pour vous retirer de votre histoire ou de votre vie en ce moment, mais au contraire pour la comprendre. Cette compréhension ne peut pas se calculer. Elle ne peut pas être découverte dans le monde où vit la conscience.

 

C’est-à-dire, elle ne peut pas être découverte dans la particule comme dans l’univers. Mais elle ne peut qu’être découverte en vous, au travers de vous. Cela peut être nommé la Spontanéité.

Ne refusez rien, accueillez tout avec la même équanimité. Peut-être que cela peut être pris pour une forme d’indifférence, mais en fait c’est parce que chaque apparence de chemin est différente de la particule à l’univers.

Rien n’est réel et pourtant, vous êtes le Réel. Il n’y a jamais eu personne et pourtant vous êtes toutes les personnes. Il n’y a jamais eu de conscience et pourtant vous êtes la conscience de la particule élémentaire comme de l’univers.

Mais ceci ne sont que des expériences. Le Silence n’est pas une expérience, il est antérieur même à ce qui a été nommé la Grâce ou l’état de Grâce. Les temps d’aujourd’hui de la terre, du système solaire, de l’univers, de la particule élémentaire ou trou noir, la symphonie de l’univers, l’orchestre des multivers joue exactement la même partition de musique, la même parcelle de la création et de la manifestation.

Vous avez à être vous-mêmes quels que soient les cris, quels que soient vos états, quels que soient vos fonctions ou vos rôles ce ne sont que des fonctions et des rôles qui ne représentent que des guides et des rails vers le Silence. L’ensemble de la création se dirige à l’origine de la création, ce qui est une fin d’un point de vue apparaît comme une origine d’un autre point de vue. Mais ce ne sont que des points de vue.

Nous sommes assurément les uns dans les autres de la même façon que la particule élémentaire est aussi dans le trou noir. Dans un espace qui est au-delà du temps et de l’espace, que je nommerais l’espace latent du plein potentiel. Ce que certains mystiques ont prononcé parmi vous en le nommant Absolu ou Parabrahman, le néant, ce qui est né avant et ce que nous avons nommé nous scientifiques le vide quantique n’est que l’espace latent des possibles, les fameux guides, les fameux rails, le fameux monde manifesté ici ou ailleurs, comme partout.

Vous n’avez rien à conceptualiser, vous n’avez rien à redouter, vous n’avez rien à attendre. Certains ont parlé de l’alpha de l’oméga, en terme scientifique du bing bang et de l’effondrement entropique. La Vérité n’est pas ici ni dans le big bang ni dans l’effondrement entropique. Elle n’est à la fois nulle part et à la fois partout. Sa première traduction apparente est le Silence de cet espace latent du néant qui contient tous les potentiels, je dirais tous les rêves et toutes les créations.

L’univers est cyclique, c’est une boucle temporelle, une boucle spatiale, une boucle de conscience. Tout ce que vous pouvez définir n’est pas le Silence, tout ce que vous pouvez comprendre n’est pas le Silence. Ne vous laissez pas avoir, ni par mes mots ni par aucun autre mot. Ni ceux de votre conscience, ni ceux de votre conscience et de votre histoire, ni ceux de votre mental, ni ceux de personne.

Vous approchez réellement et concrètement de la fin du simulacre, de la fin du rêve ou du mythe de la création, Vous approchez fondamentalement de cet espace latent spatial, de cet Absolu. Au-delà de ce que certains ont nommé le grand éclat de rire cosmique, c’est encore une manifestation, c’est encore une forme de résurgence de l’histoire de l’Alpha à l’Oméga, c’est encore un objet de culte, un objet de désir. Parce que la création se désire elle-même comme un rêve sans fin où même l’Alpha et l’Oméga ne sont que des transitions de cet espace latent, spatial et temporel.

N’attendez rien. Soyez simplement là et pas seulement Ici et Maintenant mais partout à la fois et nulle part à la fois. Telle est la révélation du Silence. Ne vous laissez pas abuser par l’apparence du monde. Ne vous laissez pas abuser par l’apparence de la quête spirituelle. Ne vous laissez pas abuser par un demain, mais soyez lucide du jeu de la création au-delà de l’Alpha et de l’Oméga, dans cet espace de tous les possibles où effectivement nous sommes les uns dans les autres en totalité.

 

Mais cela ne peut pas se chiffrer, cela ne peut pas se modéliser. Aucune science, même quantique, ne peut arriver au millième de la Vérité. Tant qu’il y a conscience il y a errance. Je dirais même que, aujourd’hui sur terre, il y a inconscience totale de ce qu’est la conscience. Il y a inconscience totale de l’effondrement entropique. Cet effondrement n’a pas à être condamné, il est inexorable et inéluctable.

Certains vous diraient, vous le constatez chaque jour où les valeurs humaines dites les plus nobles sont bafouées, piétinées inversées. On pourrait dire, comme je l’ai vu voilà longtemps que le mal est partout. Mais le mal en définitive ne sert que le bien, le vôtre comme celui de l’autre. C’est encore une forme d’expression de l’apparence. C’est encore une fois le jeu de la création, le jeu de la Maya, comme disent nos frères orientaux.

Votre pèlerinage, bien réel au sein des apparences, touche, je dirais, à son renouveau. Que vous l’appeliez fin ou début ne change rien. Ce qui doit être sera, parce que le temps et l’espace ne sont qu’une projection qui n’a aucune substance malgré toutes les apparences, mes mots ne peuvent pas être la Vérité, seul le Silence l’est. C’est ce que je vous ai annoncé dès mes premiers mots.

Mais j’espère simplement avoir fait vaciller les fondations mêmes de votre conscience, les fondations mêmes de votre rêve d’individualité qui conduit, comme nous le voyons sur cette terre à un individualisme forcené où les possibilités de compréhension s’amenuisent au fur et à mesure de la progression, du techno fascisme, de la technicité, de l’ingénierie, de la compréhension même des lois fondamentales de la manifestation que j’ai contribué à un moment donné de ma vie à énoncer.

Mais tout cela n’est que de l’apparat et de l’apparence, tout cela passera. Seul le Silence demeure là où vous n’avez jamais existé, là où toute histoire se diluera. Bien plus que dans la joie, bien plus que dans la béatitude, mais dans le Réel. L’ensemble de la création est engagé, il y eut au sein de l’illusion de la création, de nombreux cycles que nos frères orientaux ont appelés et nommé les Mahapralaya, des cycles qui s’échelonnent sur des temps immémoriaux, dans des univers immémoriaux, dans des dimensions de plus en plus simples et de plus en plus complexes. Mais tout ceci était une simulation, rien qu’une simulation, qui s’efface en la majesté de l’enfance, en la majesté du Silence.

Alors, vous ne pouvez rien faire, vous avez juste à vivre avec intensité, avec désir, non pas celui de l’ego, mais désir de l’inconnu, désir de manifestation, allez jusqu’au bout, ne réfrénez rien, acceptez, criez, peu importe. Cela ne changera rien, soyez radical, soyez authentique. L’impermanence vous guette et vous attend, je dirais en terme spatial comme en terme temporel, au sein des apparences.

Les guides, les rails, les garde-fous si vous préférez, font partie du jeu de la création. Tout est parfait, même dans la plus grande des monstruosités parce que tout ne sert qu’un seul plan, le plan où il n’y a plus de plan, ni sur la comète, ni sur la conscience, ni sur quelque concept que ce soit. Soyez vrai, soyez humble et soyez humain. Mais non pas humain seulement avec un humain, en regardant une plante pousser, en regardant un chat qui passe, comme en regardant les démons qui se manifestent sur vos écrans sans rien cacher de leur laideur et de leur travestissement.

Aimez tout cela, ne refusez rien, mais soyez humain jusqu’au bout de l’humanité, jusqu’au bout de l’apparence de votre chemin et surtout, rappelez-vous peut-être le seul mot important dans tout ce que je vous donne aujourd’hui, c’est le Silence.

Il n’y a plus besoin de parler de non-dualité, il n’y a plus besoin de parler d’Agapè, il n’y a plus besoin de parler du tout. Il y a juste besoin de votre humanité en son sens étymologique et archétypiel. Vous êtes le croisement, vous êtes le point de résolution, vous êtes l’espace, vous êtes le temps, mais avant tout cela, vous êtes le Silence.

 

Il n’y a rien à prouver, il n’y a rien à trouver, il n’y a rien à démontrer et c’est dans cette innocence-là que vous comprendrez vraiment ce que veut dire ‘’ je me souviens’’, qui n’est pas le souvenir de votre origine, de cette naissance comme de votre toute première naissance ou encore de votre dernier trépas. Simplement être là, pleinement là avec tous les poids, toutes les tares, toutes les joies, tous les points d’interrogation, tous les points de friction et de tension, vous ne pouvez pas les éviter.

Certes, vous pouvez les traverser, certes, vous pouvez les réabsorber, mais là n’est pas l’important. L’important est seulement le Silence. Soyez radical et ne cherchez surtout pas à relier mes quelques mots d’aujourd’hui à ce que fut mon incarnation. Cela n’a aucune importance aujourd’hui. Tant que vous avez besoin de vous raccrocher au Christ, à Bouddha, à tel Être ou à tel autre Être, vous ne pouvez pas être Ce que Vous Êtes. C’est aussi simple que ça.

Vous êtes ce comment vous vous êtes fait appeler par vos parents, votre nom et votre prénom. Le bien n’a plus aucune importance. L’histoire n’a aucune importance, ce sont juste des conjonctures qui se sont produites malgré vous, grâce à vous, et avec votre accord, quels que soient vos désaccords. Alors accordez-vous à votre radicalité, à la radicalité du Silence afin de laisser s’exprimer effectivement la beauté de l’amour, mais aussi la beauté du désespoir comme la beauté de la souffrance.

Aucun n’est supérieur à l’autre, même si le regard humain nous dit souvent bien sûr autre chose. Ne soyez pas simplement le regard humain, soyez l’humanité. Aimer, c’est simplement être là sans observer même sans juger, simplement voir l’amour partout même dans ce monde satanique et nécrophile qui va vers sa propre annihilation.

Pas besoin de Nibiru, pas besoin de L’IA, pas besoin des prédateurs, pas besoin des reptiles. L’humain y va très bien de lui-même. Mais ce n’est pas tragique, c’est une grande joie parce qu’ainsi est la création dans sa globalité, dans son entièreté. Et dans sa résolution. Soyez vous-mêmes le plus résolu possible, le plus radical possible et vivez.

Vous êtes le Silence, vous êtes la Joie, vous êtes la souffrance, vous êtes le vieillard, vous êtes l’enfant. Mais ouvrez-vous et le Silence est l’ouverture et les événements mêmes de l’apparence de votre monde comme de mon monde comme de tout monde ne sont que des circonstances.

 

Elles ne sont ni atténuantes ni aggravantes, ce sont des circonstances naturelles du potentiel de l’Absolu, de cet espace latent du temps et de l’espace. Bien sûr, comme d’autres l’ont dit, le mensonge cosmique, le mensonge planétaire, les manipulations, vous apparaissent mais elles disparaîtront elles aussi. Ne restera que le plein potentiel de tout ce qui a été rêvé, de tout ce qui sera rêvé et sera enfin compris et enfin réalisé par la beauté de la vie, par la tragédie de la vie, par la résolution de toutes les apparences.

Soyez vrai, soyez humble, quoi que vous fassiez, rien de ce que vous faites ne vous mène à vous-même, absolument rien. Ce ne sont que des guides, des garde-fous, des probabilités si vous préférez, qui vous ramènent à vous-même. Bien sûr, il y a dans mes mots d’aujourd’hui l’injonction au Silence. Il y a bien sûr aussi ce que vous nommez la vibration.

Il y a tout ce que vous pouvez ou vous voulez y mettre, même la détestation, cela ne change rien, c’est encore une illusion. Alors avec amour, avec transcendance, je vous dis le Silence est la radicalité, le Silence est l’émergence, le Silence est la singularité de la conscience, du rêve des mondes et du rêve du Réel.

En arrivant, je vous ai dit bonjour et en partant je vous dis Silence. Peut-être à un jour, peut-être à jamais, mais en tout cas certainement à toujours.

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Source : https://apotheose.live

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